Succès de la messe de toujours dans les Yvelines

« Une centaine de personnes à Rolleboise, des églises bien remplies à Versailles…

Les messes de Noël en latin ont connu un franc succès hier et vendredi soir dans le département. Au Chesnay, une centaine de personnes ont assisté hier matin à cette cérémonie dans l’église Notre-Dame-de la-Résurrection.

Pratiquées selon le rite traditionaliste, elles attirent de plus en plus de fidèles. «Nous pouvons accueillir jusqu’à 800 personnes », se félicite l’abbé Gonzague Babinet. »

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Merci à Eris

10 commentaires concernant l'article “Succès de la messe de toujours dans les Yvelines”

  1. « Messe de toujours »…
    Ca laisse rêveur ces qualificatifs aussi absolu que faux, et surtout, laisse un arrière gout de fiel bravard et vantard.
    Pourquoi donc ne pas utiliser son nom actuel? La messe « selon le rite Extraordinaire » ? Car il n’y a – dans l’église latine – qu’une seule et unique messe « déclinable » suivant deux rites.

  2. Les messes traditionnelles de la Fraternité Saint Pierre à Montmirail et à Bouloire dans le Maine faisaient le plein tous les dimanches.

    Quand les paroisses catholiques célébrant la messe nouvelle ne célébraient qu’une fois par mois, avec trois pelés et un tondu.

  3. @K

    « Ca laisse rêveur ces qualificatifs aussi absolu que faux, et surtout, laisse un arrière gout de fiel bravard et vantard. »

    Pouvez-vous expliciter?

  4. Je vais donner mon avis sur la controverse soulevée par K, bien que je ne sois pas spécialiste.

    En fait, la liturgie a pas mal évolué durant le premier millénaire et la première moitié du deuxième, mais depuis Saint Pie V, les réformes s’étaient quasiment arrêtées.

    Il faut savoir que la première messe a été célébrée par Jésus Lui-même, lors de la cène. Il a donné quelques indications : rappelons nous de Son Commandement « Vous ferez ceci en mémoire de moi« (Luc 22, 19-20), paroles qu’Il prononça après avoir rompu le pain et dit que c’était Son Corps. Mais hormis ces indications, le reste était libre. (Encore que Jésus nous avait appris à prier, avec notamment le Notre Père, (Matthieu 6, 5-15)).

    Aussi, après la Pentecôte chaque apôtre a évangélisé des zones différentes du monde et la liturgie a évolué, n’étant pas la même de partout. Il n’y avait pas à l’époque les moyens de communications modernes qui permettent de savoir comment ça se passe ici ou là. Donc, forcément, au fur et à mesure que les adeptes augmentaient, que les lieux de culte se multipliaient, la liturgie différait, seuls les commandements de Jésus étaient respectés. Dès le début, la messe n’était pas célébrée de la même façon en Arménie, qu’en Afrique du Nord par exemple. A Rome, il est à noter que les premiers chrétiens étaient persécutés et se cachaient pour leurs cérémonies, qui avaient lieu, la plupart du temps en sous sol. Forcément, la liturgie, à cette époque ne pouvait pas être très grandiose, ce qui n’enlevait absolument rien à ces chrétiens, dont la foi était totale, et dont beaucoup sont morts en martyrs.

    Après le Baptème de Constantin, les églises ont vu le jour et la liturgie s’est développée, mais là encore tout le monde ne procédait pas de la même façon. On notera d’ailleurs que la liturgie est une des raisons du schisme d’orient car déjà les églises en orient ne pratiquaient pas la même chose qu’à Rome, utilisant notamment beaucoup les icônes. En occident, dans certains endroits, on avait rajouté des fantaisies ici ou là, et donc la célébration de la messe n’était pas la même de partout. C’est pour cela que l’Eglise a voulu créer une liturgie commune, qui a été officialisée par le Concile de Trente, puis par Saint Pie V. Avant, la messe tridentine existait déjà mais pas de partout, et il n’y avait aucun texte qui écrivait réellement comment devait être célébrée la messe.

    Donc, parler de « messe de toujours » est peut être excessif, mais en tout cas, il s’agit d’une messe très ancienne, solidement ancrée dans la tradition.

    Il est à noter que le terme « forme extraordinaire » de la messe n’a été créé que lors du Concile Vatican II, jamais avant on ne nommait comme cela la messe traditionnelle.

    —————————————–

    Sinon, on ne pourra que se réjouir du succès de ces messes traditionnelles, succès qui contraste avec le vide créé dans les églises par la liturgie conciliaire.

  5. Les messes utilisées en Orient (encore de nos jours) sont celles de Saint Jean Chrysostome, de Saint Basile le grand, des présanctifiés (messe dite pendant les Mercredis et vendredis de Grand Carême avec les dons consacrés le Dimanche précédent), et, à la rigueur, celle de Saint Jacques, Frère de Jésus.

    En Occident, à cette même période, les messes de Saint Ambroise, la Liturgie des Gaules (attribuée à Saint Germain de Paris, un peu abusivement d,ailleurs), et celle qui allait se généraliser en Occident, la messe de Saint Grégoire le Grand (rprise par la tridentine).

    Ajouter à cela les rites celtes remis en cause au Concile de Whithby vers 664.

  6. Au moins contrairement à ce que veulent laisser entendre les médias contrôlées, les messes traditionalistes ont un succès certains.

    Il est vrai que l’ennui est mortel dans une messe conciliaire. Et on nous rebat les oreilles avec l’idéologie dominante.

    Pour moi qui vis dans un des trois évêchés de Lorraine, c’est bien triste..

  7. @Eric

    Non, il s’agit d’un des enfants que le veuf Joseph eut de son précédent mariage, d’après une ancienne Tradition présente dans le Protévangile de Jacques. Saint Jérome, lui, défendait l’idée d’un cousinage, et le terme grec signifie à la fois « frère » et « cousin ».

    Il est mentionné ainsi dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, avec Saint Jacques , fils de Zébédée, saint Jacques fils d’Alphée.

    On lui attribue le fait d,avoir été le premier évêque de Jérusalem (Chef conservé au monastère Arménien) ainsi qu’une liturgie, qui reste utilisée de nos jours.

  8. @Pierrot: pour la fausseté de la déclaration, eris semble avoir répondu beaucoup mieux que je ne saurais le faire.
    Quand à l’arrière gout… le qualificatif « messe de toujours » me fait comprendre que l’auteur établit une forme de compétition entre les formes ordinaire et extraordinaire du même rite vécut comme « c’est mieux chez nous parce que c’est nous qu’on a raison », là ou il n’est que question de sensibilité. L’Eglise latine nous propose d’accéder aux mystères présentée dans la messe de deux manières différentes.
    Ce qualificatif me fait mal car il est le reflet d’une mise en compétition et non d’une mise en synergie, tout simplement.

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