Réflexions sur le « vote catholique »

Des réflexions de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, qui nous semblent dignes d’intérêt, même si, bien sûr, on ne les partage pas forcément toutes.

« Tout sauf Hollande ?

La réalité est brutale. Les faits sont clairs, nets et sans bavure. Il n’existe pas dans le cadre des prochaines élections présidentielles et législatives d’opposition audible et crédible au « droit à l’avortement » : les dernières résistances ont été emportées par le flot irrésistible du « politiquement correct ».

Avant de retirer sa candidature et d’apporter son soutien à Nicolas Sarkozy, Christine Boutin a pris bien soin de préciser qu’elle ne souhaitait pas revenir sur la loi Veil. Marine Le Pen, de son côté, rompant avec la position historique du Front National (voir le Programme de gouvernement du FN 2001, page 38 : « Les lois sur l’IVG seront abrogées »), a affirmé qu’elle ne remettrait pas en cause le « droit des femmes » à l’avortement, précisant toutefois qu’elle s’efforcerait d’en limiter le nombre et prônant dans son programme diverses mesures en faveur de la famille.

Pour qui voter ?

Vers qui vont se tourner les suffrages des défenseurs de la vie qui sont aussi, bien souvent, ceux de la famille ? Aucun travail ne permet de cerner les comportements électoraux de cette population. En revanche des études existent sur le vote des catholiques, ceux-ci constituant la quasi totalité des troupes motivées pour la défense de la vie. Selon la dernière en date, publiée par Valeurs Actuelles (2 février 2012), Nicolas Sarkozy raflerait la mise des intentions de vote des catholiques soit 38 % des voix au premier tour et 61 % au second (mais il était à 72 % il y a 5 ans). François Hollande ne recueillerait que 22 % des intentions de vote des catholiques pratiquants au premier tour contre 17 % à Marine Le Pen et à François Bayrou.

C’était avant les déclarations fracassantes de François Hollande annonçant, pêle-mêle, s’il est élu : la légalisation du « mariage » homosexuel et de l’euthanasie, l’augmentation du nombre d’avortements en permettant aux centres de planning familial de le pratiquer, des facilités pour la procréation médicalement assistée (PMA), notamment pour les couples de lesbiennes, la mise en place d’un « forfait contraception » pour les mineurs, l’inscription dans la Constitution de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, etc. La manœuvre politique est claire : même si les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites, François Hollande sait parfaitement que la situation financière de la France rendra sa marge de manœuvre économique quasiment nulle. Afin de ratisser à gauche sur les terres de Jean-Luc Mélenchon et d’Éva Joly, il ne lui reste donc que les questions dites « de société ». Le Président du Conseil général de Corrèze risque cependant de perdre à droite ce qu’il compte gagner à gauche : il n’est pas certain que ses 22 % de supporters catholiques du premier tour aient beaucoup apprécié ses récentes prises de position.

Plus à droite, une partie de l’électorat pro-Vie a été détachée du Front national par les déclarations de sa Présidente sur l’avortement et la contraception ainsi que par son nouvel entourage : le franc-maçon déclaré Gilbert Collard, un certain nombre de transfuges du MRC de Jean-Pierre Chevènement qui ont donné au parti la connotation jacobine et étatiste qui transparaît dans son nouveau programme (lire le discours de Marine Le Pen du 1er mai 2011). Les déclarations de François Hollande glacent d’effroi cet électorat qui, dans un réflexe « tout sauf Hollande », est tenté de reporter ses suffrages, dès le premier tour, sur Nicolas Sarkozy, estimant à la fois qu’il est le seul candidat en mesure de battre François Hollande et qu’il aggravera moins la situation que lui : « Entre le mal et le pire il faut choisir le mal » me confiait un distributeur de tracts de l’UMP (motivé !) sur un marché.

François Hollande contre la loi naturelle

De son côté l’Institut Civitas, en ciblant ses attaques sur le seul François Hollande, sans relever le bilan désastreux du quinquennat de Nicolas Sarkozy sur les questions de société, évoque des « circonstances exceptionnelles ». En filigrane se pose certainement pour cet Institut la question du financement des écoles hors-contrat. Une offensive visant à la suppression des déductions fiscales pour les dons faits à ces écoles a échoué à l’automne 2011. L’élection de François Hollande verrait certainement une nouvelle offensive, cette fois victorieuse, sur ce sujet avec, à la clé, le risque de fermeture de nombreux établissements scolaires.

Élu Président de la République, puis doté d’une Assemblée Nationale dominée par le PS, François Hollande qui, de Guimauve le Conquérant se mue chaque jour plus en Terminator, disposerait d’un pouvoir absolu qu’aucun de nos rois n’a jamais possédé, la gauche ayant déjà le contrôle du Sénat, de toutes les Régions sauf l’Alsace et de la majorité des conseils généraux. Notons cependant que ce pouvoir est largement limité par celui des diverses instances européennes, mais pas pour les dérives liberticides ni pour l’extension de la culture de mort.

Les évêques de France et les élections

Que nous disent à ce propos les évêques de France, seuls à même d’influencer de manière déterminante le vote des catholiques ? La Conférence des évêques de France a publié, en octobre 2011, un document intitulé : Élections : un vote pour quelle société ? Le moins que l’on puisse dire est que la vigueur conceptuelle n’en est pas la caractéristique majeure. Ainsi, pour ce texte, « l’avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution » : nous sommes loin du « crime abominable » dénoncé pourtant par le concile Vatican II. « L’union de l’homme et de la femme est le moyen le plus simple et le plus efficace d’accompagner le renouvellement des générations » : certes, mais cet argument consumériste et utilitaire est-il vraiment digne de « Paroles d’évêques » ? « Certains habitants des quartiers ne parvenant pas et parfois ne voulant plus prendre pied dans la société globale » : ce « plus » est admirable, cela veut dire qu’« ils » ont essayé mais que notre attitude les a découragés ! Tout le texte est de cette même eau… tiède. L’objectif semble être de ne mécontenter personne. Comme l’écrivait Mgr Gaidon en 2007 dans son livre Un évêque français entre crise et renouveau dans l’Église : « Je pense que notre langage manque de vigueur (…) Le souffle prophétique est par trop absent de nos textes savamment mesurés et dignes des résolutions votées en fin de meeting radical-socialiste. » L’Église de France, sans catéchisme depuis deux générations, est également, dans les faits, sans enseignement sur la société. N’est-ce pas le célèbre Père de La Morandais qui vient de se livrer, sans être repris, à une attaque contre Humanæ Vitæ, l’encyclique de Paul VI condamnant la contraception, qui « aurait fait fuir des générations des églises » ?

Le moindre mal ?

De son côté l’abbé Toulza, de la Fraternité Saint-Pie-X, vient de publier, sur le site de Civitas, une étude très argumentée sur « Le vote à la lumière de la théologie ». Reprenant les travaux du célèbre moraliste, professeur à l’université de Fribourg, que fut le père Dominic Prümmer (o.p. 1866-1931), le directeur de Fideliter démontre sans peine que la Note doctrinale de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 24 novembre 2002 sur l’engagement des catholiques en politique et leurs critères de choix électoraux rendrait concrètement impossible la participation des électeurs catholiques aux prochaines élections. En effet aucun candidat ne respecte les fameux trois points non négociables à savoir : 1) la défense de la vie humaine innocente de la conception à la mort naturelle, 2) la définition du mariage comme union d’un homme et d’une femme et 3) le droit des parents à élever leurs enfants selon leurs convictions… qui sont devenus la boussole électorale de beaucoup de catholiques. Ce texte se focalise ainsi sur la défense, ô combien légitime, de la vie et de la famille mais à l’exclusion d’autres points tout aussi nécessaires au bien commun de la société civile : l’indépendance nationale, le contrôle de l’immigration, la sécurité des personnes et des biens, une fiscalité juste… Or avant l’heure, contre la binarité de la note doctrinale, le père Prümmer, avec toute la tradition de l’Église, enseignait qu’« il est permis de choisir un mauvais député pour empêcher l’élection d’un pire ». Au Café du commerce cela donne : « Au premier tour on choisit le moins mauvais à condition que cela n’assure pas la victoire du pire au second. Au second tour, par défaut, on choisit “le moins pire” ». C’est la fameuse théorie du moindre mal, largement pratiquée depuis des décennies mais avec une efficacité très discutable.

Le combat politique

Le risque est cependant que cette politique du moindre mal ne dérive du « volontaire indirect » vers une forme de morale de situation. Rappelons que l’exemple le plus connu du « volontaire indirect » concerne les traitements analgésiques qui peuvent entraîner, de manière indirecte, la mort du patient. Dans notre cas, l’objectif serait d’empêcher l’élection de François Hollande avec comme simple « dommage collatéral » l’élection de Nicolas Sarkozy. Politiquement, certains militants politiques et associatifs engagés, en particulier dans la défense de la vie, risquent d’être mis en porte à faux par cette déclaration Escada-Toulza. En effet la vie politique, en démocratie, se ramène souvent à de simples rapports de force électoraux. Au-delà du bien-fondé de leur argumentation, les défenseurs de la vie rappellent régulièrement qu’ils sont aussi des électeurs et que leurs voix pourraient faire la différence entre deux candidats : quel intérêt a le potentiel bénéficiaire du vote pour le « moindre mal » à s’amender si les porte-paroles des électeurs qui pourraient lui manquer en fonction de ses positions annoncent d’emblée qu’ils finiront de toute façon par voter pour lui ? Le refus affirmé de soutien au candidat du moindre mal peut présenter une analogie avec la dissuasion nucléaire : il faut en brandir la menace, en priant le Ciel de ne jamais avoir à s’en servir.

Le drame d’aujourd’hui est qu’il n’est pas certain que cette arme existe dans le domaine électoral. La victoire de François Mitterrand, le 10 mai 1981, ne fut pas la conséquence d’un raz de marée de la gauche mais de l’abstention d’un certain nombre d’électeurs de droite ulcérés par la libéralisation de l’avortement voulue par Giscard d’Estaing. Or qui, parmi ceux-ci, peut se réjouir du bilan de cette élection trente années plus tard ?

Le combat politique n’est pas qu’électoral.

Nous sommes donc devant une perspective qui ne paraît offrir le choix qu’entre deux formes d’échec. La raison de fond de cette impasse n’est-elle pas, d’abord, que les électeurs catholiques ont cru faire leur devoir, tout leur devoir, de citoyen en votant pour le « moins mauvais » alors que ce vote n’aurait dû constituer que la partie émergée d’un plan plus vaste de reconquête des institutions. Pour peser, le vote catholique exige d’abord qu’il existe des catholiques, ensuite que ces catholiques soient conscients des conséquences politiques et sociales de leur baptême et prêts à les assumer contre les valeurs du monde. Sous ces deux aspects, les décennies passées n’ont guère été propices au maintien d’un réel pouvoir temporel du laïcat chrétien. Le nombre des catholiques n’a cessé de baisser et l’Épiscopat français n’a réussi à proposer comme modèle d’engagement en politique que Jacques Delors, militant socialiste et ancien président de la Commission européenne. Selon le recteur de l’Institut catholique de Paris, le père de Martine Aubry a ainsi « incarné les options prises par l’Église catholique au concile Vatican II ».

Les temps commencent certes à changer. Un catholicisme plus identitaire et décomplexé est en train d’émerger, rassemblant traditionalistes de différentes obédiences, jeunes et vétérans du combat pour la vie, familles qui assument leurs choix religieux et éducatifs contre « l’enfouissement » post-conciliaire et le Moloch étatiste, petits-enfants de Mai 68 à la recherche de certitudes et de transcendance… Nos ennemis ne s’y trompent pas. Frédéric Mitterrand ne vient-il pas de déplorer le changement de position de Nicolas Sarkozy sur le mariage homosexuel en déclarant : « On a reculé au dernier moment. Tout ça pour 0,1 % d’électeurs ultra-catholiques. »

De la nécessité de préserver ce qui peut l’être.

Pour prospérer, ces communautés naturelles en voie de reconstitution ont besoin d’un espace vital, même réduit. Il s’agit peut-être là, en définitive, de l’enjeu majeur de ces prochaines élections : la survie ou non de ces communautés, écoles, paroisses… où se forgent les convictions, se fortifient les tempéraments et se transmet notre héritage national et religieux. C’est de ces communautés que peut jaillir la force politique, alternative au système, capable de peser dans l’avenir pour prendre la relève de dirigeants qui nous préparent un avenir au regard duquel la crise de 1929, la défaite de 1940 et l’Occupation risquent d’apparaître comme d’aimables péripéties.

Jean-Pierre Maugendre »

25 commentaires concernant l'article “Réflexions sur le « vote catholique »”

  1. il y a beaucoup trop de cathos anti-patriotiques qui votent pour le sioniste mondialiste sarko et beaucoup trop de cathos qui se contentent de prétextes pour ne pas vouloir voter FN !

    or , malgré tous ses defauts , Marine reste la moins pire qui pourrait gagner une élection si justement les cathos avaient le bon sens des interets de la Nation et de leur race européenne avant de s’acharner contre elle à ménager la chèvre et le chou electoral où la plupart des gens veulent le droit à l’avortement .

    ces cathos qui se montrent moins sourcilleux quand il s’agit d’accommoder toutes les trahisons de sarkozy qui se moque bien des interets chrétiens et ne voit en eux que du betail électoral , en plus d’etre certain que les cathos resterons les bons moutons toujours préts à se faire tondre pour des impots !

    cathos ou non , faut voter fn au premier tour sinon ne nous plaignons pas ensuite que des escrocs umps profitent toujours des raccolages électoraux !

  2. résumé de l’article :
    François Hollande s’apprête à enlever les 66% de participation de l’état aux dons faits à tous les monastères, écoles, paroisses, diocèses…ce qui représente une subvention indirecte énorme donc il faut tout faire pour qu’il ne soit pas élu.
    Le seul à pouvoir battre Hollande étant Sarkozy, il faudrait voter Sarkozy dés le 1er tour.
    raisonnement interessant mais avec quelques affirmations non démontrées :
    *pourquoi Marine LP ne pourrait-elle pas battre Hollande ?
    *pourquoi un vote Marine LP au 1er tour affaiblirait obligatoirement Sarkozy au 2d tour ?
    *et surtout, étant donné les finances de la France, qui nous dit que Sarkozy maintiendrait le « cadeau de 66% » aux catholiques ?

    conclusion : ne serait-il pas plus simple de se poser la seule question vraiment importante : quel est le seul candidat ou la seule candidate qui voit clair sur la défense nécessaire de ce qui reste de notre civilisation occidentale et chrétienne ?

  3. En tout cas Sarko est en train de réussir un coup qui va s’avérer surement gagnant.
    Hollande n’emballe personne ( même dans son camp). C’est positions anti-Françaises et anti-catholiques font peur à énormément de monde, sans parler de son programme économique totalement farfelu.
    Sarko lui est sur une bonne dynamique, il réussi, comme prévu sa campagne très à droite et MLP et le FN ont peur de parler des vrais sujets ( immigration de peuplement etc…)

    C’est pour ça que je pense que Sarko sera réélu. Nous aurons éviter « grâce » à ça Hollande mais le combat à partir du 7 mai devrait redoubler d’effort pour lutter contre la Sarkoland.

    PS: Je n’appel en aucun à voter Sarko bien évidemment! Ni au 1 er ni au 2éme!

  4. @ Aryana
    Malheureusement de moins en moins de catholiques « français » sont de souche européenne, donc à partir de là pourquoi voteraient-ils contre le sioniste mondialiste « Sarkozy » ??
    Chez les cathos aussi le génocide par substitution a eu lieu et ce n’est pas fini

  5. Vous n’apprendrez jamais rien!
    Un catholique est avant tout autre chose un catholique!
    Si ce n’est pas le cas il est déjà protestant sans même le savoir!
    Dans l’état actuel des choses, un catholique ne votera pas aux prochaines élections présidentielles!
    Si vous n’accepter pas les trois points NON NÉGOCIABLES, vous n’êtes plus catholiques!
    Arrêtez de penser que votre vote est utile voire indispensable pour « sauver » la France! C’est prétentieux et même assez c..!

    Plus vous votez, plus vous alimentez le moteur de la Révolution.
    Révolution dont le seul but est d’exterminer la religion et tous les chrétiens!

    Pour les moins obtus, les sincères qui veulent vraiment en savoir plus:

    http://www.viveleroy.fr/Principe-du-moteur-de-la,71

    Quatre petit chapitres pour la plus importante décision de votre vie!
    Pour les masos qui voteront Sarko, qu’ils ne viennent pas pleurer le 7 mai et les mois suivants.
    Pour les marinistes, ont-ils seulement penser une seconde que la république la laissera gouverner si elle étatit élue?

    Le bon sens disparait vite devant l’esprit républicain et donc bêtement partisan.

    La république divise les Français entre eux pour mieux les

    Et pour en remettre une couche: Tout les républicain devrait savoir qu’il paye aujourd’hui beaucoup plus d’impôts et de taxes que n’importe qui sous Louis XVI!

  6. Sarkozy est pire que Hollande car voter pour celui qui disant officiellement en 2005  » ne voulait plus de Français de souche » est une approbation de la destruction en 5 ans du pays et de ses méthodes de marane: en fait il a fait une déclaration de guerre à la Fille aînée de l’Eglise et là nous devons considérer ce qu’a dit St Pie X devant le refus du ralliement de la république après la main tendue de Léon XIII via la loi scélérate de 1905 « la république est l’ennemie de la Chrétienté, nous devons donc la combattre par tous les moyens ». Hollande aura une cohabitation avec le FN en arbitrage et ce sera tant mieux, enfin des représentants à l’Assemblée. Dégommer Sarkozy électoralement parlant est un devoir catholique … car nos pires ennemis sont issus de l’Eglise et c’en est un: ce sera obliger l’UMP aux législatives à rallier le FN….

  7. Un chrétien qui vote pour la Gauche (UMPS compris), ça s’appelle du masochisme suicidaire….

    Trop souvent des fumistes cachent leur lâcheté en s’intitulant « catholique » sans pour autant l’être, parce qu’il se sente l’âme d’un mouton de panurge; leur abattoir s’appellera Mondialisation puisque c’est la seule chapelle à laquelle ils adhérent vraiment sous leur vernis politiquement correct de christianisme ‘xénophilant’…. 😉

    Aux catholiques « de gauche », je dis: préparez vos cercueils, la Gauche se chargera des clous & pissera sur vos chrysanthèmes. 🙂

  8. On sent clairement un grand courant d’air de libéralisme qui souffle dans ce qui était autrefois la vraie tradition catholique. Encourager par le vote le candidat le moins criminel c’est toujours encourager le crime. Posez-vous la question de savoir si cela est moral. Lisez ou relisez les oeuvres du Cardinal Pie et vous renoncerez sans hésiter à mettre un bulletin, quel qu’il soit, dans l’urne.

  9. Il est certain que l’objection de conscience de cette manière resemble plutôt à de la contorsion de la vérité : une phrase de J-P Maugendre me parait très contestable, celle où il prétend que LES catholiques (il EST LES catholiques ? ) se sont détournés de Marine à cause de ses position sur l’avortement et la contraception : lui qui avait été conseiller régional FN du Nord, alors que le FN na jamais demandé la fin de la contraception chimique et alors que Marine Le Pen a été attaqué sur sa proposition de dérembourser l’avortement, seule candidate à demander la fin donc de la loi ROUDY, début du détricotage de la législation abortive, qui est bien un condition du vote selon les PNN, et un début donc de réel moindre mal dans la loi même.

    Le problème de cette position, c’est que vous n’aurez ni le vote catholique dilué dans la non participation, ni SARKOZY, vraisemblablement.

    Autrement vous aurez poussé les électeurs de la droite nationale/catholique a voter contre les PNN sans avoir l’avantage des déductions fiscales et des écoles libres, totalement libres, qui en effet seront en péril de mort.

    Hélas, hélas, hélas, comme disait De GAULLE : vous aurez la défaite notre défaite, et le déshonneur d’avoir voté….. UTILE et CATHOLIQUE ? Comme un catho de base adhérent de l’UMP : oui, je sais vous l’aurez fait dans une autre intention.

    Un peu comme l’homme qui rend justifie son infidélité parce qu’il a rencontré une femme malheureuse : son intention est donc bonne…….. Et la Frat St Pie X et ses gros sous, qui ressort une étude des années 30 pour faire voter fiscalement….SARKOZY. C’est assez drôle en effet la casuistique ; tout est dans tout. Marine Le Pen est irrecevable comme TOUS les autres, mais SARKOZY est le plus utile….fiscalement.

    Donc, blanc (SARKOZY à demi) et SARKOZY. Au second tour. Sachant que dès le premier les ‘’utilitaristes » se diront : puisque je vote pour lui au second, dès le premier tour sauvons nos écoles. Et leurs déductibilités fiscales, nous disent la Frat St Pie X et J-P MAUGENDRE …. Celle-là, la déductibilité fiscale catholique comme PNN il faudra nous la refaire : elle est tellement amusante.

  10. « La réalité est brutale. Les faits sont clairs, nets et sans bavure. Il n’existe pas dans le cadre des prochaines élections présidentielles et législatives d’opposition audible et crédible au « droit à l’avortement » »

    Ce qui prouve bel et bien que, pour les Nationalistes, les prochaines élections présidentielles seront avant tout un vote de protestation.
    Pour ma part, je continue à penser que je voterai pour Mélenchon… contre marine le pen -qui fera en dessous de 15%- laquelle je ne demande qu’à ce quelle parte – qu’elle démissionne- de la présidence du FuN pour qu’enfin ce mouvement retrouve ses vraies valeurs. 😉

  11. Jasques : n’est-ce pas quelque peu hypocrite de voter pour Méchancon abortioniste, lèche-islamistes,et juivisatre immigrationiste , sous prétexte de ne pas vouloir voter FN à cause de « valeurs » ?
    quelles valeurs defendez-vous en votant méchancon ? c’est irrésponsable !
    à ce compte-là je préferre l’abstention !

  12. Lamentable ! Lamentable ! Lamentable ! Ces prétendus catholiques placeraient donc leur confiance et leur affinité politique du coté du « mal » plutôt que du »pire » ! Que ne faut-il pas entendre… Savent-ils au moins que Sarkozy est le parfait golem des Etats-Unis et d’Israël (Hollande aussi d’ailleurs). Ils choisissent donc sciemment le pire mal qui n’ait jamais existé dans l’histoire humaine l’american way of life ce matérialisme existentiel quotidien ramenant l’humain au rang de bétail de consommation et se proposant à conquérir la planète entière. De plus Sarkozy juif de cœur s’apprête avec l’aide de ses alliés du CRIF à judaïser dans les mœurs la société française qui passait jusque là comme un modèle du bon goût et du savoir vivre. Voilà donc nos bons apôtres qui se retrouvent volontairement dans le clan de Caïphe….. C’est récurrent chez certains « nationalistes » et une étude est souhaitable sur le sujet : un masochisme de l’échec au service de la république. Les exemples ne manquent pas : 1914, 1940, 1958, 1974, 2007 et cela semble continuer. La seule solution possible reste l’écroulement interne ou externe du système surtout ne pas retenir le mur en train de s’écrouler mais au contraire pousser d’où que vienne la pression. Si non vous passerez votre temps à filtrer le moucheron et avaler le chameau. Et qu’ils ne viennent pas se plaindre après coup.

  13. L’objectif est toujours le même: « Constitution d’un état nationaliste, autoritaire, populaire et hiérarchisé ».
    L’indépendance nationale est le bien le plus précieux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
    Une immigration incontrôlée et excessive met en cause cette indépendance française par un envahissement progressif de notre territoire.
    Il est archi-faux de prétendre sans réserve que les travailleurs immigrés sont absolument indispensables à notre économie car c’est à la fois une erreur sociale et une manifestation politique scandaleuse de racisme anti-français.
    D’ailleurs, pourquoi n’est-il jamais question des immigrés oifis? Les plus nombreux.
    La France doit d’abord appartenir aux français; sans celà c’est l’injustice et le désordre.
    Mais actuellement, l’Etat est aux mains de financiers cosmopolites….
    Tout ceci est extrait du « programme » de JEUNE NATION, avant sa dissolution.
    C’est pas d’hier.
    Mais combien actuel, non?
    Alors vous voulez participer à ce bonneteau électoral truqué?
    Premier tour, deuxième tour. Spéculations des « sachants », toujours les mêmes, qui occupent les écrans et nous saoulent de leur « expertise »?
    Les reports de voix, les syphonnages de voix…. On a déjà vu ça à la dernière représentation à grand spectacle, non?
    Qui échappent à toute décision de l’électeur de base.
    Merci bien!
    Qu’est-ce qui effraie aujourd’hui ce système bien rôdé?
    L’abstention massive.
    Point.
    Au moins vous ne vous sentirez pas complice d’une déception supplémentaire qui sera, dans le cadre de la « mondialisation », lourde de conséquences que vous aurez à supporter.

  14. @ Aryana,

    Je comprends ton-votre point de vue. Mais il faut bien reconnaître que les prochaines élections présidentielles ne cous concernent pas. A peu de choses prêts, tous ces « présidentiables » ont le même point de vue sur l’abandon et la dépendance de la France. Cela depuis le parti communiste au nouveau Front-National. Nous n’avons rien à y gagner, rien à y perdre. A quoi bon voter pour une candidate qui n’est que souverainiste ? Comme je l’ai dit, elles ne nous concernent pas. Alors, il nous faut y trouver autre chose, trouver un autre combat. Un combat pour le futur même de la Nation française pour un combat de possibilité, qu’un jour, nous puissions retourner (dans un mouvement politique) à nos propres valeurs. Il nous faut donc enlever cette notion de faux combat. D’un combat trompeur. Ce combat de cette boisson (dont je ne citerais pas le nom) mais qui a la couleur et le goût, mais qui n’en est pas un. Il bien l’idée de Carl Lang qui voudrait nous faire tout de même voter pour lui lors des prochaines élections. Mais je doute de son efficacité sur deux points: l’un est que cela est totalement inutile, et l’autre est que, de toute façon, je doute que les jounaleux voudront en faire mention dans les discutions après, ou même pendant, ces mêmes élections qui dans le fond n’est là que pour nous imposer leur choix sous le prétexte de la « démocratie ». C’est donc pourquoi je voterais -même à contre cœur et en me pinçant le nez, pour des idées politiques dont je suis même très loin de partager. Parfois, il est nécessaire de faire des choix. CQFD.

  15. C’est exactement ce qui s’est passé.
    En se bouchant le nez, mais en remplissant quand même son « devoir électoral », on a gravement raté une opportunité providentielle.
    On a eu Chirac.
    L’homme du bruit et des « odeurs ».
    Ca risque pas de se produire à nouveau.
    Les oto-rhino-laryngologistes ont du boulot.

  16. A l’instant, à l’instant, sur I Télé:
    « H. Guaino, conseiller spécial de Sarkozy: Jean-Luc (que c’est affectueux) MELENCHON est RESPECTABLE et il a des idées ».
    Enfoncé, le bon docteur Goebbels qui disait: plus c’est gros mieux ça passe!
    La manoeuvre électoraliste est ENORME.
    Mais ça clôt le débât.
    Je veux croire qu’il n’y a pas un seul catholique pour avaler une couleuvre de ce calibre!
    Si?

  17. On dirait une illustration des Protocoles dont Henry Ford disait: « Peu m’importe de savoir si c’est un document authentique ou un faux. Je vois simplement que ce qu’il annonce s’est réalisé. Ca me suffit ».

  18. Je ne comprends absolument pas comment un Catholique peut aller voter à des élections présidentielles, c’est à dire comment un Catholique peut être républicain : quand on sait ce qu’est la république, quelle est son passif, sur quoi elle est fondée, quels sont ces buts et ses principes, il est rigoureusement impossible en vertu du simple principe de non-contradiction, d’être catholique ET républicain.

    De plus, il est interdit moralement d’encourager un petit péché pour en éviter un gros. Partant, il est donc moralement indéfendable de voter pour un parti assez pourri pour éviter l’accession au pouvoir ripoublicain d’un parti très pourri.

    Que les catholiques (les autres ne sont pas concernés) prennent la peine de lire ce magistral article, il en seront éclairés :
    http://christroi.over-blog.com/article-mettre-de-l-amour-entre-les-personnes-et-cesser-de-voter-102478592.html

  19. Merci La Mésange de nous faire connaître ce remarquable exposé; vous êtes toujours la meilleure!

  20. je viens juste de lire « tout ça pour ça » d’Anne Kling , concernant les moultes dérives du FN proprité privée des Les Pen .

    c’est sur qu’après cette lecture on a plus envi de voter et on voit clairement que Marine va trahir son électorat jusqu’à la ruine de la France .

    alors faut-il faire comme Rivarol préconise et surtout ne pas voter fn ni personne à la Présidentielle , ,histoire de faire comprendre aux Le Pen que son électorat déserte massivement suite aux derives , exclusions, et accusations envers les nationalistes qui semblent etre les seuls vrais ennemis que combattent en fait les Le Pen ?

  21. PFfff ! et bin didons ça en fait du blabla !!

    c’est très simples ! nous ne devons pas voter car c’est le système qui est en cause, ce n’est pas ce qui en résulte !

    plus clairement ! un problème doit être traité à sa source et non pas ses conséquences !

    la question de voter pour marine la […] synthétique ne se pose même pas ! NO VOTE !!!! (les bouffons diront « ouai mais c’est la moins pire » )

    LA SEULE CHOSE A ESPÉRER D’UNE ÉLECTION C’EST QU’IL FAUT QUE L’ÉLU SOIT LE PIRE DE TOUS LES CANDIDATS !

    pourquoi ?

    Et bien parce qu’il n’y a rien de pire et de plus vicieux qu’une dictature molle, lente, anesthésiante comme nous avons actuellement !

    il faut vraiment que passe des lois beaucoup répressive et liberticide anti-catho et anti-natio etc … pour que cela mette une claque dans la gueule de tous le monde, pour se réveiller. sinon c’est petit à petit que l’on se fait queneller sans réagir ! sur le long terme c’est bien pire !

    La souffrance rend lucide !!!

    C’est quand on connais la répression qu’on n’accepte plus d’entendre des conneries du genre « ouai mais des flics y’en a des biens » blabla pour les moutons qui n’ont pas encore compris qu’il faut choisir son camp et l’assumer ! y’en a pas des biens , par définition le flic est du coté républicain et est contre toi et c’est lui qui t’arrêtera ! et bien c’est pareil pour le vote !

    PAS DE DEMOCRATIE DONC PAS DE VOTE !!!

    (en tout cas si hollande est le pire j’espere qu’il sera élu)

  22. Et bien comme cela, c’est plus clair pour vous, non ? La démocratie n’est qu’un leurre politique au profit d’une oligarchie inique qui ne voit que ses intérêts.
    Un catholique ne peut pas voter pour une ripoublique. Sous le regard de Dieu, c’est impensable, car ou on est du côté de Dieu ou on ne l’est pas, on ne peut pas se dire « je me sers un coup ici et puis un coup là », non ce n’est pas catholique. Une porte est ouverte ou fermée, il n’y a pas d’alternative. Et puis c’est tourner comme une girouette au gré du vent, en espérant ne pas recevoir les grêlons sur la tête. Vous vous leurrez vous-mêmes. Jésus l’a dit : « En mon nom vous serez méprisés, on vous crachera au visage, etc… » Il nous a prévenus que vous boirons le calice amer avec Lui.

    Bien sûr la semaine sainte est passée ; mais je vous invite fortement l’année prochaine à suivre les offices de la semaine sainte en retraite dans un prieuré ; les psaumes davidiques vous seront commentés ; pas seulement les psaumes d’ailleurs mais toute l’Ecriture Sainte, l’A.T. mis en parallèle avec le N.T. on voit bien que le premier est la figure du second. Vous comprendrez mieux alors qui fait quoi dans le monde actuel et surtout dans quel but. Les lois de Dieu sont bien loin d’être obsolètes, elles sont tout à fait d’actualité. Et plus le temps passe, plus ça se précise. C’est bien pour cela que Satan se déchaîne davantage car il sait bien que depuis la Crucifixion ignominieuse du Fils de Dieu, par les siens quoiqu’ils veuillent faire croire à leur victimisation perpétuelle, non seulement son temps est compté mais surtout il sait qu’il a perdu la partie ; alors s’il peut faire perdre le plus d’âmes, là est sa revanche contre Dieu.

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