Point de vue catholique traditionaliste sur la crise morale du clergé

François et le cardinal McCarrick, prédateur homosexuel et sacrilège

Alors que les graves scandales moraux qui frappent le clergé catholique moderne, aux plus hauts niveaux, peuvent ébranler la foi des fidèles, voici, comme une tribune libre, l’avis de Mgr Williamson, évêque catholique traditionaliste :

« S’il quelqu’un s’interroge encore aujourd’hui sur le rôle que doit jouer le mouvement de “Résistance” catholique, de récents événements survenus aux Etats-Unis rendent la réponse plus évidente que jamais : il doit garder la Foi ! En effet, l’État de Pennsylvanie, aux USA, a procédé le mois dernier à la publication officielle d’un document de 800 pages établissant, sans doute possible, la culpabilité de hauts dignitaires de l’Église catholique pour des crimes abominables perpétrés contre la loi du pays et contre la loi de Dieu. C’est pourquoi des millions de catholiques sont tentés, aux USA mais aussi ailleurs, de douter de la Foi et de quitter l’Église. C’est ainsi qu’un lecteur de ces “Commentaires” nous indique trois liens de sites Internet inquiétants, et il écrit :

Mon cœur me fait mal. Ce n’est pas là ce que le Christ nous a enseigné. Je pleure amèrement et je suis pourtant un dur qui ne pleure pas souvent. Mais pour moi, c’est insupportable. Pardonnez-moi, mais si cela doit continuer ainsi, je vais me faire Orthodoxe ou je vais complètement perdre la tête. Cette monstruosité me fait craquer. J’en souffre physiquement, cela me fait mal à la poitrine. C’est à devenir fou. Toutes les prières et les Messes sont vaines si ces crimes sont commis par ceux qui font ces prières et ces Messes. Notre-Seigneur est culbuté par ces hérétiques ! Je n’en peux plus !”

Effectivement, le péché existe. Et le péché continuera d’exister jusqu’à la fin du monde, même parmi les prêtres et les évêques, parce que Dieu ne leur enlève pas le libre arbitre. Aucun législateur avisé, que ce soit dans l’Église ou dans l’État, ne compte sur une simple législation pour faire disparaître le péché. Seule la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ est capable de purifier les âmes du péché (Rom. VII, 24, 25). L’État, lui, reste fondamentalement impuissant lorsqu’il s’agit de guérir les misères humaines les plus profondes, que ce soit chez les prêtres, dans les familles ou parmi les nations. Son devoir est de faire de son mieux pour protéger ses citoyens, mais tous les hommes d’État intelligents et honnêtes reconnaissent que seule l’Église catholique possède en plénitude les moyens d’atteindre les profondeurs de l’âme humaine en apportant la guérison. C’est pourquoi ces gouvernants feront de leur mieux pour favoriser l’Église et ce, pour le bien de l’État ; ils protégeront de leur mieux la réputation des évêques et des prêtres, en laissant à l’Église de s’occuper de ses propres criminels – si tant est qu’elle le veut. Toutefois, au cas où l’Église refuse de s’en occuper, il devient du devoir de l’État d’intervenir.

Le comble du scandale dans ces cas actuels de maltraitance sur des adolescents et des enfants par les ecclésiastiques, c’est l’ampleur de ces crimes, leur dissimulation systématique par des ecclésiastiques de haut rang, et la hauteur hiérarchique de certains d’entre eux, remontant jusqu’au sommet de l’Église. En fait, aux États-Unis ce scandale est de notoriété publique depuis des dizaines d’années. Il est donc impossible que Rome l’ait ignoré. Pourtant, depuis des dizaines d’années, un réseau d’homosexuels détient un immense pouvoir au sein des structures et de la hiérarchie de l’Église. C’est au point qu’ils exercent à Rome un contrôle important sur la nomination des évêques et, dans les diocèses, sur le choix des séminaristes. Il peut être de plus en plus difficile de devenir évêque ou prêtre sans faire personnellement partie de ce réseau.

Comment expliquer un tel désastre parmi tant d’hommes d’église ? La seule explication proportionnée est la perte de la foi, déchaînée par le Concile Vatican II (1962–1965). A l’issue du Concile, le Bréviaire, puissant protecteur de la persévérance du prêtre, et la Messe, raison d’être de son existence, ont été tous les deux mutilés et diminués ( Sacrosanctum Concilium, chapitres II et IV ). Qu’on soustraie à un homme sa raison d’être : il cherchera à se satisfaire ailleurs. Il y a un commentateur américain qui impute ce désastre au satanisme, péché orienté directement contre Dieu et, en tant que tel, bien plus grave que les péchés de la chair. Mais les hommes ne se tournent vers Satan que lorsqu’ils se sont détournés, ou ont été détournés, de Dieu. N’est-ce pas Vatican II dont il faudrait dire qu’il a détourné de Dieu toute l’Église ?

Kyrie eleison. »

 Source : Commentaire Eleison


Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire gratuite :