Nicolas Dupont-Aignan : faux rebelle, ami de la franc-maçonnerie

Certains, un peu naïfs, croient voir dans le candidat gaullo-souverainiste à la présidentielle Nicolas Dupont (son nom à l’état-civil, mais « Dupont » n’étant pas assez séduisant selon lui, il ajoute « Aignan », le nom de sa mère), un vrai dissident, engagé dans un bras de fer avec le Système.
Pourtant, avec un mouvement ridiculement nommé « Debout la République » et un discours antinationaliste, assimilationiste et ultra-républicain (qui plus est acceptant le faux « mariage » homosexuel), on pouvait se douter que la rupture entre « NDA » et l’establishment n’était que de façade.
Encore cadre de l’UMP il y a peu, Nicolas Dupont est diplômé de la French American Foundation, un groupe mondialiste discret qui se veut un lobby états-unien en France…
Il est aussi proche de la franc-maçonnerie, au cœur du Système :
en effet, il fut l’invité, « dans le cadre des « Grands échanges 2012 », d’une « tenue blanche fermée » (réservée exclusivement aux francs-maçons) d’un parterre de loges du Grand Orient de France, le 16 janvier, dans le Grand Temple Albert Groussier, pour y exposer son programme. » (source F&D N°328).

Ci-dessous, quelques explications de Pierre Hillard concernant la French-American Foundation,

dans un entretien avec le site décapactu.

Décapactu. — Comment et pourquoi la French-American Foundation (FAF) a été créée ?

Pierre Hillard. — A l’origine, la French-American Foundation (FAF) [1] a été créée par trois éminents Américains en 1976 : James G. Lowenstein, James Chace et Nicholas Wahl. Les deux premiers étaient membres du très influent CFR (Council on Foreign Relations) où s’élabore la politique étrangère américaine tandis que le troisième était professeur de science politique. Ces représentants américains se sont appuyés sur des Français occupant de hautes fonctions.

Ainsi, on retrouve un des fondateurs de la revue Le Point, Olivier Chevrillon ; le président de Péchiney, Pierre Jouven ; le futur représentant du comité exécutif de EADS, Jean-Louis Gergorin qui travaillait au ministère des Affaires étrangères ; le futur président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Thierry de Montbrial…

Le lancement officiel de la FAF eut lieu grâce à la proposition du président Giscard d’Estaing, lors d’un repas à l’ambassade de France à Washington le 18 mai 1976, en présence du président des Etats-Unis, Gerald Ford et du secrétaire d’Etat, Henry Kissinger. Le but recherché, comme le rappellent les textes officiels, est le suivant : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique. » Cette formulation atlantiste recèle, bien évidemment, beaucoup de choses.

D. — Qu’y fait-on ?

P. H. — De multiples rencontres ont lieu entre représentants français et américains afin de discuter de sujets comme la défense, la politique, le journalisme, le syndicalisme … Dans le cas de ce dernier, le syndicaliste américain et président de l’AFL-CIO, John Sweeney, a participé à ces rencontres sous l’égide de la FAF comme le souligne le rapport French-American Foudation 2003 – 2004. En fait, il s’agit de « lisser » les points de vue afin d’aboutir à un consensus favorable au partenariat transatlantique. Toutes ces rencontres officielles et officieuses permettent de créer une communion de pensée parmi les acteurs de la FAF appartenant à des secteurs variés.

D. — Que répondez-vous à ceux qui disent que la FAF n’est rien d’autre qu’un club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français ?

P. H. — Il va de soi qu’évoquer le principe d’un « club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français » est une farce. D’abord, l’amitié n’existe pas entre les Etats. En revanche, on peut assister à des élans d’amitié entre certains peuples. Cependant, restons prudent. En effet, en raison des rivalités économiques et, parfois, militaires, ces liens d’amitié peuvent vite disparaître. Ensuite, à la lecture des noms composant le groupe des généreux donateurs et dirigeants, on peut se dire que des raisons bien matérielles et idéologiques doivent agiter les esprits de la FAF. En effet sans tous les nommer, on y trouve Franck Carlucci du groupe Carlyle ; David Rockfeller, ancien président du Council on Foreign Relations et fondateur de la Trilatérale ; Ernest-Antoine Sellière, ancien président du patronat français et européen ou encore un des anciens présidents de la FAF, John Negroponte, ancien ambassadeur à Bagdad. A ce niveau, la philanthropie n’existe pas.

D. — Comment entre-t-on à la FAF et qui en fait partie ?

P. H. — La French-American Foundation se subdivise en deux branches : New York et Paris. Dans les deux cas, l’objectif de la FAF est d’intégrer des personnes appartenant à l’élite politique, économique, militaire et journalistique afin de véritablement quadriller le terrain. Pendant de nombreuses années, c’est le professeur de science politique et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut le seul habilité à accepter les recrues françaises de la FAF désignées par le terme de Young Leaders. Comme le rappelle avec netteté le programme de sélection : « Depuis son lancement en 1981, le programme des Young Leaders aspire à sélectionner chaque année les candidats français susceptibles d’occuper des postes à haute responsabilité. Une démarche identique est adoptée aux Etats-Unis. » Les textes officiels précisent que la sélection s’opère en trois phases :

La première phase consiste à pré-sélectionner des candidats. Celle-ci se fait par l’intermédiaire du réseau de la French-American Foundation, par d’anciens Young Leaders ou d’actuels membres du Conseil de surveillance. Récemment, un effort a été entrepris pour diversifier socialement et professionnellement les candidats, notamment par le repérage dans la presse des profils prometteurs.

La deuxième phase consiste à recueillir formellement les candidatures. Les dossiers ainsi constitués contiennent la biographie du candidat et une lettre de recommandation. Des entretiens de motivation sont organisés.

La dernière phase de la procédure est la sélection finale des candidats. Après avoir reçu le dossier de chaque candidat, le Comité de sélection se réunit. Ce Comité comprend environ dix membres dont la majorité sont des anciens Young Leaders. Les candidats ayant obtenu le plus de voix sont sélectionnés.

Comme on peut le constater, n’entre pas qui veut à la FAF. Les gagnants sélectionnés sont véritablement « la crème de la crème » parce que tout simplement, il faut véritablement montrer patte blanche. Par conséquent, les noms américains et français, membres des Young Leaders, sont véritablement une élite dont l’objectif officiel est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Côté américain, nous pouvons relever le président Bill Clinton ; sa femme, Hillary Clinton ; l’ex-patron de l’OTAN en Europe, le général Wesley Clark… La liste est longue. Dans le cas des Young Leaders français, nous trouvons de nombreux journalistes comme Christine Ockrent, Jean-Marie Colombani (Le Monde), Emmanuel Chain, Jérôme Clément (président d’ARTE) ; mais aussi de nombreux députés socialistes, François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg ; et de l’UMP, Alain Juppé, Yves Censi, Valérie Pécresse, Philippe Auberger, Jacques Toubon, Eric Raoult ou encore Nicolas Dupont-Aignan [2]…

D. — On trouve dans la liste des Young Leaders beaucoup de partisans du néolibéralisme et des atlantistes déclarés. Mais comment expliquez-vous la présence de personnalités comme Arnaud Montebourg, François Hollande ou Nicolas Dupont-Aignan ?

P. H. — La grande force de la FAF est d’accueillir en son sein les représentants politiques issus des grands courants qui officiellement s’opposent : le socialisme et ce que l’on appelle abusivement la droite, l’UMP. En fait, la classe politique française s’est ralliée depuis longtemps au dogme du mondialisme anarcho-capitaliste. Cependant, il est utile pour le système de maintenir une opposition artificielle alors qu’en fait, nous vivons dans le régime du parti unique. En jouant l’alternance droite-gauche, on fait croire au peuple qu’il y a une autre politique possible. En fait, ces dirigeants politiques UMPS mènent le pays vers la même direction : l’intégration à un bloc euro-atlantique, prélude à l’Etat mondial. Le cas de Nicolas Dupont-Aignan est intéressant. Officiellement, ce monsieur défend avec passion la souveraineté française mâtinée de gaullisme. En fait, c’est un leurre. Son appartenance à la FAF, depuis 2001, le prouve. Je rappelle que si NDA a été accepté au sein de la French-American Foundation, cela signifie qu’il a dû présenter obligatoirement des gages prouvant sa bonne foi. On ne trompe pas facilement les élites mondialistes de la FAF. Ce politicien est utile au système parce qu’il est un dérivatif.

En effet, il doit donner l’illusion qu’il défend un idéal classique de défense de la souveraineté nationale donnant l’espoir qu’une chance existe, qu’une échappatoire est possible. Ainsi, il pourra canaliser un courant de Français mécontents du système politique classique en leur faisant miroiter des possibilités d’un meilleur lendemain à condition de se battre, d’y croire, de s’engager avec passion, blablablablabla … Comme le disait Racine,« J’embrasse mon adversaire pour mieux l’étouffer. » Dans le cas de NDA, il s’agit de contrôler un mouvement du peuple en faveur de la cause nationale pour ensuite arrondir les angles, empêcher que les vrais patriotes puissent diffuser de véritables informations sur les origines de l’européisme et du mondialisme.

Quand on ne peut pas arrêter une tendance, en particulier la rébellion de nombreux Français en faveur du retour à la souveraineté, il est préférable d’accompagner le mouvement pour l’étouffer par la suite. C’est la mission de NDA. Ce dernier ne doit pas jouer la comédie de l’homme qui n’est pas au courant des objectifs de la French-American Foundation compte tenu des conditions de sélection pour y adhérer. Quant on fait partie de la FAF dont le but ultime est de réaliser un bloc euro-atlantique complet, on ne peut pas en même temps être gaulliste et se présenter comme un ardent défenseur d’une France souveraine. Dans le cadre de la course à la présidentielle pour 2007, NDA a mobilisé des espoirs pour récolter cinq cents signatures. Comme par hasard, l’affaire a échoué au grand dam des Français fidèles à la cause gaulliste. N’est-ce pas là un bon exemple de stérilisation des bonnes énergies ?

D. — Pensez-vous que la direction d’un des plus grand parti de France puisse appartenir à la FAF ?

P. H. — C’est le cas de François Hollande, le patron du PS. Il suffit aussi de voir la longue liste des politiques membres du Parti socialiste et de l’UMP appartenant à la FAF. Peu importe l’équipe au pouvoir, la FAF aura ses hommes et ses femmes au pouvoir en France au service de l’Atlantisme. Il ne faut pas oublier aussi la présence de nombreux membres de la FAF au sein des grandes entreprises et du milieu journalistique. D’une certaine manière, tout est verrouillé.

21 commentaires concernant l'article “Nicolas Dupont-Aignan : faux rebelle, ami de la franc-maçonnerie”

  1. Une tenue blanche fermée permet d’inviter un non maçon à faire une conférence en Loge. Ce qui ne veut pas dire que le conférencier « en est »… sinon ce ne serait pas une tenue « blanche ».

    Nicolas Dupont-Gnangnan dit aussi des choses de bon sens avec un manque de charisme impressionnant! Tout ça ne pisse pas très loin, encore moins que Philippe 2Villiers en son temps… il sera bien moins nuisible que le Vicomte. Encore un sabbat-goy de l’élite « américaine » 😀

  2. la franc maçonnerie nous envoie des pseudos inconnus afin de nous tromper et ils resteront au pouvoir quoi qu’il arrive

  3. « Debout la République »

    Pour ma part, je me méfie de toute notion, en autre, de « république » dans un nom de parti et/ou qui s’en réclame. (Dommage pour le MNR qui est une des composantes de l’Union de la Droite Nationale.). La « république » ne représente pas la France. Tout comme la France n’a pas commencé en 1789. C’est aussi simple que ça. 🙂

  4. Eux sont en guerre sur tous les fronts et on leur oppose des bavardages sur des forums…..
    Si leur actions sont si dangereuses ou si efficaces alors pourquoi ne pas faire pareil ?
    Mais quand on voit l’esprit étroit de certains sur ce site qui « excommunient » à tout bout de champ on peut dire qu’en face ils doivent bien rigoler.

  5. Marion Le Pen n’a pas besoin d’aller devant les francs-macs : ils sont déjà là à l’intérieur du nouveau FN relooké (Collard, Le Douguet, Sulzer, etc) !

    J’espère qu’elle n’aura pas ses signatures, ce serait vraiment très drôle !!!

  6. Il est aisé d’envoyer les gens au bucher à coup d’insinuations, d’allusions et d’informations invérifiées et invérifiables. Tout cela est trop bien ficellé: la FAF club de « comploteurs atlantistes » visant à imposer le néo-libéralisme et le fédéralisme de chaque côté de l’atlantique a évidemment soin de cacher ses véritables intentions. Heureusement, notre éminent spécialiste M Hillard fait toute la lumière sur la supercherie en nous décrivant par le menu le fonctionnement de la FAF et son « vrai » objectif. J’ai du mal à comprendre comment on fait pour connaitre les tenants et les aboutissants d’un complot sans en faire partie…

    On nage en pleine lacheté intellectuelle et abdication de tout esprit critique.
    Si tous les efforts consacrés à démontrer telle ou telle collusion avérée ou fictive étaient employés à réfléchir aux vrais problèmes (qu’est ce qu’être patriote ? Y a-t-il des valeurs qui peuvent être défendues conjointement par les Français et les Américains ou au contraire des points sur lesquels la France devrait fermement s’opposer aux Etats-Unis ? si la République ne garantit pas les intérêts de la France, quelle régime choisissons nous ?) alors les « vrais patriotes » (dont M Hillard a certainement la fierté de faire partie) pourraient peut-être devenir audibles.
    Mais il est bien plus facile d’anathémiser à droite et à gauche en plaquant sur les individus des étiquettes grossières que d’entamer un vrai travail exigeant d’analyse des idées.
    Si Monsieur Dupont-Aignan est foncièrement malhonnête dans son engagement politique (accusation grave qui n’est pas exclu a priori) que M Hillard est la décence de le montrer avec des preuves manifestes au lieu d’insulter honteusement l’honneur d’un homme par un procès d’intention.

  7. Je suis désolé, mais notre pays est bien la « République Française » et je trouve que le nom du parti de NDA – « Debout la République » – a de la gueule et représente bien les idées qu’il défend …

  8. Non, notre pays n’est pas la République française. Un pays n’est pas un régime. En revanche il est en effet gouverné par celle-ci, et pour son plus grand malheur.

  9. Debout La République? de boue la république! de boue! 😀

    et comme en France tout fini par des chansons (?) on entonnera « la gadoue » ! 😀

  10. « Dupont » n’est-il pas révélateur d’une ascendance juive? A une certaine époque, les juifs n’avaient pas le droit de tenir boutique et donc faisaient commerce sous les ponts. C’est de là que certains auraient gagnés le patronyme « Dupont ».

  11. vous etess RIDICULE a recherche des ascendance juive ou franc maconne a tous le monde … D’ailleurs votre amie lepen son partis est infesté de franc mac que vous le vouliez ou non contrairement à NDA . Cet homme est droit , pas trop démago , patriote , pas corrompu , il n’est pas immigrationniste mais raisonné !! Il n’est pas pour le moment utilisé comme jouet du NWO contrairement au FN vous êtes tombé dans la manipulation bande de mouton !!! oubbliez lepen votez NDA !!!!

  12. @justine:
    NDA serait patriote? il n’est pas le jouet (je dirais l’idiot utile!)du NWO? Le pedigree du Mr prouve tout le contraire et surtout jetez un oeil à ses professions de foi pour les européennes.

    petit extrait:
    « Nous voulons organiser l’Europe autour de coopérations à 4 ou 5 pays pour mettre en oeuvre des projets concrets à l’image d’Airbus »
    D’abord AIRBUS n’a rien d’une construction de l’Europe, quand l’Angleterre s’est investie dans ce consortium elle ne faisait d’ailleurs même pas partie de la CEE!!
    Secundo, expliquez nous un peu comment s’affranchir de l’influence, que dis-je, de la pression constante des USA sur les Etats pour les maintenir dans l’UE tout en souhaitant organiser encore plus l’Europe? Arrêter de prendre les gens pour des demeurés, les vrais gaullistes qui veulent que la France recouvre son prestige et sa souveraineté ne sont pas à DLR…mais à l’UPR

  13. D’accord avec jeancharles971, François Asselineau est le seul à parler concrètement de la sortie de l’Europe (art 50 du TUE)j’invite les personnes à consulter son site UPR et visionner ses conférences C’est le seul fidèle au idées gaullistes et à préserver notre souveraineté nationale .

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