Liberté d’expression en France : de la prison pour avoir nié la Shoah

Un patron de bar de 57 ans demeurant à Barzun était jugé jeudi dernier par le tribunal correctionnel de Pau pour négation de crime contre l’humanité en récidive. À la barre, Michel Piermee ne s’est pas rétracté.

L’affaire remonte à mai 2009. Un gendarme de Sallanches (74) découvre une lettre qui l’intrigue dans le courrier de la brigade. Son titre : « La vérité face au complot mondialiste ». Verbatim : « Ce sont les juifs qui déclenchèrent les atrocités dont ils ont été victimes, après avoir favorisé la naissance des idéologies communiste et hitlérienne. Il leur fallait des martyrs pour sensibiliser les peuples et parvenir à imposer leurs lois et dominer le monde ».

300 lettres du même type avaient été envoyées par courrier à des brigades de gendarmerie, mais aussi des évêchés, des préfectures, des mairies… Aujourd’hui, le prévenu le confesse : « je continue d’en distribuer, à la main, dans les boîtes aux lettres ». Le prévenu l’assure : « je suis catholique. Et la charité, c’est de dire la vérité. Quand le peuple juif s’apercevra qu’on lui a menti, il se convertira ».

Le problème, c’est que la république ne rigole pas avec la Shoah. Le magistrat l’a condamné à six mois de prison ferme.

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