La déconfiture de la Société Générale et les « incapables majeurs » qui croient mener le pays

Hier, en pleine séance boursière de débâcle sur le secteur bancaire, on a assisté à une glissade panique du cours de la Société Générale, puis à un rebond de court instant. Cela n’a bien évidemment pas empêché le cours de plonger fortem

ent en clôture. Peu de temps après, le journal Le Point révélait que, pour la première fois depuis février, la Banque centrale européenne (BCE) avait accordé un prêt en dollars, d’un montant important et destiné à une seule banque. L’information fut publiée à l’origine sur le site internet de la BCE. Pas besoin de chercher très loin pour comprendre que la Société Générale glisse vers la faillite et que ce prêt lui fut destiné. Un indice supplémentaire de la fébrilité des banques européennes. Dans l’article précédent, nous disions que les politiques n’avaient plus de pouvoir sur les événements.

Le 4 juillet 2010, la ministre de l’Economie C. Lagarde estimait que les tests bancaires prouveront que « les banques en Europe sont solides et en bonne santé ». On en a la preuve sous les yeux ! Mme Lagarde a été placée à la direction de l’institution supranationale (FMI) au service du cartel bancaire pour imposer un nouvel ordre sur le chaos actuellement généré par les « force de marché » au service de la cause mondialiste.

Communiqué du 11 juillet 2011 : « En France, quatre banques, BNP Paribas, Groupe BPCE, Groupe Crédit Agricole et Société Générale, qui représentent plus de 80 % de l’ensemble des actifs du secteur, ont participé au test de résistance. François BAROIN se félicite du fait que les résultats du test montrent que toutes ces banques sont adéquatement capitalisées et maintiennent, même dans un scénario de stress, un niveau de fonds propres de la meilleure qualité (c’est-à-dire un ratio Core tier 1 significativement supérieur à 5 %). Ces résultats démontrent la solidité du système bancaire français ». C’était pratiquement l’époque où, sur ce blog, nous annoncions l’effondrement de ces mêmes sociétés bancaires… Malgré toutes ces évidences, nous trouvons encore des braves gens qui ne croient pas au complot d’Etat.

Quelles leçons doit-on tirer à la lumière de ce que nous voyons et avions anticipé, quitte à passer pour des pessimistes alors qu’il n’y avait que réalisme dans nos commentaires de l’époque ? Ces gens sont des incapables, des beaux-parleurs et, malheureusement, ils nous mènent à la guerre civile.

Retour sur la Société Générale

La BCE lui a prêté 500 millions de dollars pour 7 jours.
« C’est la première fois depuis février 2011 que cet instrument de politique monétaire, que la banque avait réactivé en mai 2010 en pleine crise sur la dette grecque, est utilisé. En février, la BCE n’avait prêté que 70 millions de dollars et les mois précédents, sporadiquement des sommes équivalentes. Il faut remonter à octobre 2010, et surtout au printemps 2010, pour retrouver des traces de prêts en dollars de grande ampleur, par exemple 5 milliards de dollars le 27 mai 2010, ou 9,2 milliards le 12 mai 2010. Ce prêt important en dollars s’ajoute à une série d’annonces de la BCE révélant la fébrilité des banques, comme le montant toujours élevé des liquidités que ces dernières confient à l’institution de Francfort, quitte à être faiblement rémunérées, plutôt que de les prêter à leurs consœurs ». (Source: Le Point)

source: LIESI

5 commentaires concernant l'article “La déconfiture de la Société Générale et les « incapables majeurs » qui croient mener le pays”

  1. Sacré Baroin.. un ratio tier supérieur à 5..
    Normalement d’après Bâle III ce ratio doit être supérieur à 10

    Il se fout de la gueule du monde avec sa copine Lagourde

    je vous invite à lire le blog suivant

    http://www.chevallier.biz/

    Ce mec est fortiche dans son domaine.. bon c’est un pur libéral il est dans son délire..
    mais il analyse très bien les bilans des banques..
    ses articles sur la société générale ont été repris sur Zero Hedge

    Le ratio de la SG est de 2 en fait…
    et le leverage de 50 alors qu’il devrait être maximum à 10..

    La règle du leverage est que les dettes ne doivent pas être 10 fois supérieur aux fonds propres ..

    DROIT DANS LE MUR !!

  2. Plus clairement, la règle de Bâle III est la suivante .

    le total des dettes d’une banque ne doit jamais être supérieur à 10 fois le montant des ses capitaux propres, c’est le leverage, ce qui correspond à un ratio tier qui doit être supérieur à 10.

  3. Mai 1931 : Effondrement financier et économique de l’Allemagne et de l’Autriche. Les faillites du Kreditanstalt de Vienne et celle de la Danatbank à Berlin déclenchent une véritable panique….

    Août 2011: Effondrement financier et économique des banques européennes, l’éffondrement des cours de la Société Générale et les doutes sur les capacités d’auto financement des banques déclenchent une véritable panique….

    Qui disait que l’Histoire bégaie??

  4. le gringalet arriviste Baroin se voit déjà remplacer le nain Sarko ,et la Druker se voit déjà à l’Elysée .Bref ces jobards ringards de la rance pensée unique ,ne voient rien et ne comprennent rien de ce qui vient ,seul le fric et les cameras télés les interessent .

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