Fin de la liberté d’expression : Alain Soral a été interpellé. [Màj : libéré sous contrôle judiciaire]

Finalement, Alain Soral a été libéré, mais avec mis en examen et sous contrôle judiciaire. Il n’en a donc pas du tout fini avec cette histoire. On notera que le parquet, qui prend ses instructions directement auprès du ministère -autrement dit auprès de Dupont-Moretti, avait requis la détention provisoire, c’est-à-dire la prison.

La décision revenant cependant au juge d’instruction, il a été décidé de le libérer. Il est également intéressant de savoir ce qui est reproché au polémiste : « provocation publique non suivie d’effet, en appelant directement à commettre l’un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, injure publique à raison de l’origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, provocation publique à la haine ou à la violence… », tout cela aurait eu lieu pendant la période de confinement…

D’après Le Parisien, « une phrase est particulièrement jugée inquiétante par les enquêteurs : il s’agit d’une vidéo mise en ligne appelant les citoyens « à s’armer » en vue d’une révolution. » On ne voit pas bien quel est le problème avec cette phrase : on peut s’armer intellectuellement, psychologiquement et même physiquement puisque la détention d’armes est légale pour certaines catégories. Dans la mesure où le contexte n’est pas donné, on ne voit en quoi cette procédure se justifie ! Sans aucun doute, Alain Soral est victime d’une police politique !

A l’heure où l’ensauvagement de la France atteint des sommets avec une délinquance et criminalité qui battent tous les records, où les prisons sont vidées administrativement -au prétexte du covid-, la police a d’autres priorités : elle a décidé de mettre en garde à vue Alain Soral, au motif de « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. » Autrement dit pour des idées qu’il a pu exprimer.

Nous ne partageons certes pas toutes les analyses du fondateur d’Egalité et Réconciliation, loin de là, mais il apparaît néanmoins scandaleux que cet homme puisse être interpellé pour ce motif ! A cette aune, n’importe qui s’écartant de la doxa officielle pourrait à l’avenir avoir des problèmes avec la police politique. D’ailleurs, les commanditaires de cet acte ont largement signé leur forfait et ne se cachent pas du tout, réagissant tous dans les heures qui ont suivi l’annonce de l’interpellation. On citera à titre d’exemples :

Ou encore, l’inénarrable Frederic Haziza, qui s’y connaît en terme d’ordures

Nous ne savons pas pour l’heure comment va se finir la garde à vue sachant que celle-ci a commencé mardi en fin d’après midi et qu’elle ne peut excéder 48 heures (sans suite, convocation ultérieure ou déferrement devant un juge), mais force est de constater que l’air devient de plus en plus irrespirable en France ! Aux amendes, devenant elles-mêmes de plus en plus importantes, s’ajoute maintenant l’interpellation et donc une entrave à la liberté physique !