Exister à bout de plume, ou la culture de l’hybride

Lu sur l’Acropole.info : « Exister à bout de plume »: un projet soutenu, entre autres partenaires, par la mairie de Paris et le programme « jeunesse en action ». Objectif: permettre l’émergence de nouveaux talents littéraires en organisant un concours d’écriture. Rien que de très ordinaire, nous direz-vous. A ceci près que le thème de l’exercice est imposé: il s’agit de mettre en scène par l’écriture de fiction un jeune « issu de la multiplicité culturelle ». Le sujet, politiquement correct s’il en est, attire pourtant l’attention sur un thème qui ne laisse pas de poser question: celui de l’identité culturelle des jeunes issus de l’immigration.

Dans le manifeste de ce collectif est nettement mise en évidence l’idée qui sous-tend l’ensemble du projet:

« Les fils et les filles d’immigrés, lisons-nous, ne vivent pas seulement entre la culture du pays d’origine de leur famille et la culture française, mais aussi dans un troisième espace qui consiste en un mélange complètement subjectif!

Nous rejetons donc l’idée que les cultures soient des blocs séparés et imperméables, mais nous les considérons comme des réalités hybrides. »

La question soulevée est profonde, elle engage le sens même de la culture: celle-ci est elle l’héritage complexe d’une civilisation, construit au fil des siècles voire des millénaires, tissé par une langue, une histoire, une spiritualité communes à un peuple forgé par le temps, ou bien n’est-elle que la construction purement subjective dont s’entoure l’individu pour vivre dans un monde hybride, sans repères ni lignes de démarcation, sans identités distinctes?

2 commentaires concernant l'article “Exister à bout de plume, ou la culture de l’hybride”

  1. Mai 2012… La France a succombé aux sirènes de l’intolérance… La Haine est en marche.

    Les étudiants de Science-Po Paris (après ceux de l’ESEC), en collaboration avec le ministère de la discrimination positive, nous présentent un film d’anticipation à couper le souffle. Attention, images difficiles, ceux qui connaissent bien Châtelet aux heures de pointe vont pleurer.

    Après le passage de la bêtimmonde, Châtelet a perdu son âme. Il n’y a plus de « jeunes », plus de foule, plus de tags, plus de crasse, plus de policiers, plus de roms… les jeunes bourgeois blancs sont partout, même les crottes de chiens sont retournées en Roumanie…
    http://www.parisleshalles.fr/video-00158

  2. ce projet de propagande a surtout l’air hyper-chiant ,typique des débiles lèche-babouches et autres officines du crif à nazes !

    A fuir et ne pas lire .

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