Editorial l’Afrique Réelle N°20 – Août 2011

Le référendum du 1° juillet fut pour le roi Mohammed VI un sondage de popularité grandeur nature. Avec 73,4% de participants et plus de 98% de votes « oui », les très médiatisés manifestants du « mouvement du 20 février » ont été réduits à leur juste importance, c’est à dire pas grand-chose…En comparaison de la réussite politique du Maroc, l’échec tunisien est encore plus apparent. Le politiquement correct parle de « transition » quand il convient de parler d’anarchie. Des foyers d’agitation s’allument en effet à travers tout le pays avec leur cortège de pillages, d’exactions diverses et de victimes ; le tout sur fond de montée des revendications islamistes. L’échéance électorale du mois d’octobre 2011 qui verra 7 millions d’électeurs appelés aux urnes et pour laquelle plus de cent partis se sont déjà fait inscrire n’est pas là pour calmer la situation.Selon les chiffres de l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) entre janvier et fin juin 2011, la fréquentation touristique a baissé de 40% et les recettes de plus de 50%. Ce secteur qui représente 6,5% du PIB a déjà perdu plusieurs milliers d’emplois directs, sans parler des conséquences indirectes pour de très nombreuses professions.

Pour ne rien arranger, la guerre que l’Otan mène contre la Libye a tari le flot des riches libyens qui avaient pour habitude de venir passer leurs vacances en Tunisie.L’impression de gâchis est donc chaque jour plus forte avec les conséquences désastreuses de cette « révolution du jasmin » qui embauma tant les narines délicates des niais médiatiques de la rive nord de la Méditerranée. Nous commençons en effet à peine à mesurer l’ampleur des dégâts : un pays divisé dont les contradictions font craindre une guerre civile, des islamistes qui tentent de miner les institutions laïques, un chômage amplifié, une économie sinistrée, des grèves continuelles, des IDE (Investissements directs étrangers) déjà amputés de plus de 25% par rapport à 2010 etc. Les immenses progrès accomplis sous Ben Ali, et je renvoie aux chiffres déjà publiés par l’Afrique Réelle à ce sujet, sont bien oubliés. Songeons simplement que de 1990 à 2010, la Tunisie avait augmenté de 3,4% par an sa valeur ajoutée manufacturière par habitant et qu’en 2010 la croissance avait atteint 3,7% alors qu’au mieux, elle sera proche de 0% en 2011.Aujourd’hui il apparaît de plus en plus clairement que le président Ben Ali a été victime d’une habile opération de déstabilisation. Par qui fut-elle orchestrée ? Là est toute la question. Les dernières révélations de Yassine Ayarin, blogueur emblématique des journées révolutionnaires laissent songeur : jamais l’armée n’a reçu l’ordre de tirer sur la foule et ce bruit a été lancé pour discréditer le régime. Adieu donc l’image d’un dictateur sanglant et d’une armée « républicaine » ayant désobéi à ses ordres insensés…

Bernard Lugan

6 commentaires concernant l'article “Editorial l’Afrique Réelle N°20 – Août 2011”

  1. LA DICTATURE DES DUPONT

    Les caniches ont pris le pouvoir.

    Journalistes, éditorialistes, intellectuels, penseurs, célébrités, faiseurs d’opinion et bien évidemment présentateurs de télévision : tous des poules mouillées, des couilles molles, des lavettes !

    Leur esprit totalement corrompu par un système, une sensibilité, une mentalité dévirilisés a perdu toute vaillance. La force, la vérité, la hauteur de vue choquent ce siècle de frileux.

    Fuyant toute aspérité et aspirant au nivellement dans tous les domaines de la vie, mes contemporains ne sont plus que les produits calibrés, formatés, allégés de la pensée des gourous lénifiants qui les manipulent : hommes politiques populistes terrifiés à l’idée que la vérité heurte les sensibilités; démagogues hyper consensuels soucieux de flatter les minorités comme les majorités pour des raisons purement personnelles, professionnelles, financières (ne surtout pas ternir son image aux yeux du peuple, acheteur insatiable de produits inutiles) ou pour des raisons idéologiques de brève portée (être en phase avec l’état d’esprit dominant est toujours plus confortable); industriels obsédés par leurs chiffres d’affaires et désireux d’initier les consommateurs aux goûts infâmes, insipides, artificiels de leurs produits; économistes écoutés comme de véritables prêtres avec leur religion de l’argent imposée comme unique salut pour le citoyen-client avide de sécurité matérielle, piégé par sa propre imbécillité…

    Tout tirer vers le bas au nom d’une certaine idée de l’égalité, tel est le mot d’ordre général. Rien ne doit dépasser la ligne sacrée du « politiquement congru ». Rien ne doit offenser le coeur laïc des clones français de plus en plus épris d’uniformisation forcenée. Jusque dans les termes spécialement revus pour atténuer leur sens originel, amoindrir leur connotation, raccourcir leur portée, qu’elle soit humaine, sociale, politique, raciale, sexuelle, psychologique ! Mais surtout, décupler leur charge émotionnelle liée à leur signification commerciale : dans ce monde de productions toute cause morale doit si possible avoir une finalité économique.

    Ainsi les vieux, les Noirs, les sodomites, les mongoliens, les femmes obèses n’existent plus.

    Tous remplacés par des SENIORS, des BLACKS, des GAYS, des PERSONNES DIFFERENTES, des RONDES ! Termes aboutissant d’une manière ou d’une autre à des produits marketing dérivés (promotion de modes vestimentaires issus de la sensibilité homosexuelle, retraités ciblés par des publicistes, les magazines spécialisés, etc.).

    Et c’est ce même phénomène qui se passe à travers tous les aspects de cette société inodore, incolore, stupidement égalitaire…

    Voici donc la démocratisation de la bêtise, le règne de la vulgarité, la promotion de la laideur érigées comme normes.

    Le triomphe des DUPONT.

    Afin d’établir les critères de base de cette nouvelle pensée dénuée d’aspérité, il a nécessairement fallu viser le plus bas possible. Plaire aux maximum de gens, c’est opter pour le plus petit dénominateur commun. Le mensonge, l’hypocrisie, la flagornerie des masses sont bien plus vendeurs que la gifle cinglante de la vraie pensée.

    L’air du temps est à l’édulcoration généralisée, à l’avachissement des âmes, à l’attiédissement des caractères, à l’effacement des personnalités, au discrédit de la pensée originale. Bref, notre époque est incontestablement celle des citoyens-esclaves rassurés par leurs chaînes, satisfaits de leur alignement, heureux de se ressembler tous dans la mollesse.

    Dans ce contexte médiatique, intellectuel et social lisse, plat, fade, la faiblesse, la médiocrité, l’insignifiance sont de véritables vertus, les clés de la réussite, laquelle se résume à accéder à des biens matériels superflus.

    Dans cette société émasculée aux fondations bouleversées, aux bornes rétrécies bien définies -et surtout solidement verrouillées-, la pression ambiante insidieuse, souveraine, totalitaire, est réellement écrasante. Quoi qu’on dise. Même pour les plus forts caractères. Penser à contre-courant du troupeau peut cruellement disqualifier l’individu trop naïf dont la flamme même richement alimentée par une juste, saine et sainte fureur s’éteindra immédiatement face au raz-de-marée de sottise et de paresse mentale des DUPONT dérangés dans leur confort de légumes béats. Le bel esprit aux nobles vues mis en échec par l’effroyable indigence dupontesque passera alors pour un ennemi de la société, un abject paria, un horrible misanthrope. Il est imprudent de sous-estimer la bêtise des masses : elle représente une contrainte terrible. L’apathie phénoménale de ces montagnes d’inanité résiste aux forces de feu de l’intelligence la plus éclatante, surtout si cette intelligence opère de manière isolée, ponctuelle, lointaine.

    Ces âmes dénaturées, pleutres, esprits « modernes » à la solde des féministes, eunuques, épiciers, publicistes, opportunistes et autres promoteurs de la pensée aseptisée et défenseurs des causes dérisoires qui se croient respectueux, civilisés, moraux parce qu’ils adoptent le floutage intellectuel ne sont que des larves.

    Ce siècle où partout dans la société française prévaut le « politiquement correct » est en réalité le royaume démocratique des loques. C’est la revanche des minables autrefois sans voix.

    Aujourd’hui les DUPONT ont leurs représentants au gouvernement.

    Raphaël Zacharie de IZARRA

  2. Tout à fait d’accord avec cet article sur la Tunisie. Je me rendais régulièrement en Tunisie pour affaires (pas de commerce du tissus comme un certain peuple). Sous Ben Ali on circulait avec une sécurité absolue partout dans le pays. Pas un tunisien n’aurait touché un cheveu de ma tête. Le pays était en croissance continue. Le peuple avec une éducation très correcte. Bref rien à voir avec notre population d’immigrés. Et aujourd’hui une anarchie totale que je confirme surtout dans le sud. La main de qui on sait n’est pas étrangère à tout cela; C’est certain. Quand on voit un BHL soutenir la « révolution » lybienne effectivement on ne se pose même plus de question de qui soutient qui, on connait la réponse

  3. RT @supercassecouilles
    le roi du Maroc c est le roi du trafic de stup… / avec la bénédiction du président de la ripoublique

  4. Il faut être sceptique quand on nous donne des chiffres et des résultats de votes, mais c’est certain que, comme chez nous en 89, les peuples sont poussés, d’une manière ou d’une autre (la peur, la vengeance, l’appât du gain, la haine, la jalousie etc. plus la télé!) par ceux qui nous menace du chaos! Ils y arriverons, notre planète sera vite dans ce chaos et peu s’en soucient!

  5. ces révolutions arabes sont vouées à l’échec ,malheureusement,car ces peuples sont asservis dans le conformisme islamiste coranique toujours à l’affut pour controler toujours plus ces gens qui ont ratés leur coche en votant pour l’islam au lieu de choisir la liberté laique .Quand aux Dupont européens ,ils pourraient mieux évoluer s’ils n’enduraient plus la dictature des banksters sionistes qui controlent les medias en Occident .

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