Comment le premier ministre libanais Saad Hariri a été piégé chez les Saoud

Selon divers témoignages recueillis au Liban et diverses sources citées par des médias libanais ou étrangers, il est établi que le premier ministre a brutalement coupé tout contact avec ses conseillers les plus proches et qu’il n’avait averti personne de son intention de démissionner, au moment où il a été convoqué à Riyad, le 2 novembre. Dès son arrivée, Saad Hariri aurait été privé de son téléphone, de sa montre intelligente, et traité sans les égards dus à son rang. Lorsqu’il apparaît à la télévision saoudienne, à 14 heures le 4 novembre, sans sa montre, il est évident pour ceux qui le connaissent, qu’il n’est pas l’auteur de la déclaration de démission lue d’une voix blanche.

Le dirigeant libanais aurait ensuite passé une à deux nuits à l’hôtel Ritz-Carlton, où sont retenus les princes saoudiens accusés de corruption par MBS, avant de revenir dans sa villa, sous haute surveillance, et de donner des «signes de vie» épars, par médias sociaux interposés. Une photo de lui, reçu par le roi, avec sa montre à nouveau au poignet, est alors largement utilisée pour attester l’hypothèse de plus en plus plausible d’un premier ministre contraint dans ses mouvements. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est l’un des premiers à y donner publiquement du crédit. Avant que ne s’y rangent aussi le parti de Saad Hariri et sa famille, révoltés que Riyad leur demande même d’accepter son remplacement au pied levé par son frère aîné, Bahaa.

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