Chronique de la christianophobie – 26/04/2010

«L’athéisme en France est une religion et l’anticléricalisme une église.» E.Berl

Chers internautes,

en ce quatrième rendez-vous, je vous propose un aperçu de l’actualité christianophobe de ces dernières semaines.
La situation en France me semble particulièrement alarmante au vu de l’intensité et de la diversité des attaques portées à la communauté chrétienne. Outre l’odieuse manipulation dont est victime le groupe Dies Irae et l’activisme débordant du lobby sodomite, il convient de remarquer que tout est fait pour détruire le christianisme. Destructions d’édifices, diffamations touchant les autorités religieuses, déviances doctrinales, attaques contre les fidèles, pour les suppôts de Satan tous les moyens sont bons pour arriver à cette triste chute.

Je voudrais tout d’abord évoquer le cas de l’église Saint Jacques d’Abbeville, menacée de destruction par les autorités républicaines locales. Cette église, bâtie au XIXe siècle a été consacrée en 1878. Étant non classée, l’édifice n’a pas reçu l’entretien qui aurait du lui assurer une juste pérennité. Aujourd’hui, la municipalité socialiste se voit contrainte d’opter pour l’une des voies suivantes : rénover entièrement l’église, raser entièrement l’édifice ou n’en conserver qu’une partie et y adosser un équipement culturel. Le verdict final doit être donné dans les semaines qui viennent. A ce sujet, le maire socialiste de la commune n’a pu s’empêcher de rappeler son attachement profond à la foi chrétienne, en expliquant que même si l’édifice est rénové il ne sera pas rendu au culte. « On n’investit pas autant d’argent pour le rendre au culte », parait-il.
Notez bien que cette situation ne constitue pas un cas isolé. Des centaines d’édifices religieux chrétiens sont condamnés tous les ans à être détruits, et ce dans l’indifférence la plus totale alors que bien souvent ces lieux chargés d’histoire pourraient être rénovés.

Après avoir eu un nouvel aperçu du manque d’estime accordée par une part de nos élites politiques à l’égard des témoins de l’histoire chrétienne de notre pays, je vous propose d’aborder une nouvelle forme d’expression de la christianophobie ambiante. C’est monseigneur Hervé Giraud, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin et président depuis 2008 de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, qui en a fait les frais. Une photographie de monseigneur Giraud a en effet servi d’effigie à un groupe facebook intitulé « courir nu dans une église en poursuivant l’évêque ». Cela, en plus d’illustrer la stupidité de certains de nos compatriotes et la dégénérescence psychique et morale qui les anime, permet de pointer du doigt l’un des (nombreux) dangers du réseau social en vogue actuellement. Voici quelques exemples de réponses laissées par quelques uns des 12 000 membres de ce groupe à la question suivante : « Qu’est-ce qu’on en fait une fois qu’on l’a attrapé ? », question posée par le modérateur du groupe. Attention, âmes sensibles s’abstenir! Je cite : «  On le crucifie la tête en bas en lui chatouillant les couilles avec un fœtus mort », ou encore «On lui montre une vidéo de Michael Jackson avec des enfants pour le rendre jaloux ».

On devine aisément que la participation de Mgr Giraud à la commission d’éthique de l’Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l’enfant à Paris a pu en inspirer certains. Le groupe ayant été supprimé, les quelques activistes haineux étant à l’origine de cette sinistre entreprise se sont empressés de créer un nouveau groupe, portant le même intitulé que le précédent mais utilisant cette fois pour illustration le portrait d’un autre dignitaire ecclésiastique. Ce groupe aussi a été signalé… affaire à suivre. Notez qu’en réaction un groupe tout aussi ridicule a été créé sous l’intitulé : « courir nu dans une mosquée en poursuivant l’imam », groupe qui lui a suscité une vive indignation chez les internautes. Deux poids, deux mesures dites-vous ? Si peu…

Après ce déluge de haine gratuite, je vous propose une troisième forme d’attaque portée au christianisme, et plus spécifiquement à l’Église catholique, à savoir la négation de l’enseignement de l’Église par ses propres clercs. C’est un article paru sur le site internet du diocèse de Poitiers qui fait polémique. Ce diocèse diffuse en effet (depuis plusieurs années !!) sur son site un texte pour le moins surprenant, au sujet de la présence réelle. Ce texte, écrit par un prêtre du diocèse affirme que : « Beaucoup de malentendus viennent du fait que la théologie catholique traditionnelle a voulu penser l’eucharistie en proposant une sorte d’explication conforme aux catégories de la philosophie médiévale (théorie dite de la transsubstantiation). […] cette théorie n’est plus acceptable, dans l’état actuel des connaissances philosophiques et scientifiques ». En somme, il est clairement exprimé ici que la doctrine de la transsubstantiation n’est plus admissible dans l’état actuel des connaissances philosophiques et scientifiques.
Le catéchisme de l’Église catholique, faisant toujours autorité dans ce domaine, nous dit clairement : « par la consécration du pain et du vin s’opère le changement de toute la substance du pain en la substance du Corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son Sang ; ce changement, l’Église catholique l’a justement et exactement appelé transsubstantiation ».

Nous voilà rassurés, aucun concile fantôme n’est venu changer en hérésie la foi qu’ont les catholiques dans le mystère de l’eucharistie ! Quoi qu’il en soit, si certains doutaient encore de la présence au sein de l’Église d’ecclésiastiques susceptibles de porter atteinte à l’intégrité du dogme catholique, les voilà servis ! Rappelons que c’est John Wyclif, théologien anglais du XIVè siècle et précurseur de la Réforme protestante du XVIè siècle, qui le premier a répudié la doctrine de la transsubstantiation. De là à voir une influence protestante chez les membres du clergé catholique les plus désinvoltes à l’égard du dogme, il n’y a qu’un pas. Pour ceux qui se demanderaient pourquoi l’évêque du lieu est aussi permissif, sachez qu’il n’est pas connu pour son intransigeance (ni même sa rigueur d’ailleurs) en matière de défense de la doctrine catholique, mais davantage pour sa « liberté de parole » et pour ses prises de positions à la limite de l’apostasie sur certains points (Papauté, morale, célibat des prêtres…).

A la semaine prochaine.

Que Dieu vous garde.

Laurent, pour contre-info.com

6 commentaires concernant l'article “Chronique de la christianophobie – 26/04/2010”

  1. Le Parti de la France a réagi à la menace de destruction de l’église Saint-Jacques à Abbeville par la voix de son secrétaire général Thomas Joly :

    Le Parti de la France lance un appel aux collectivités territoriales pour sauver l’église Saint-Jacques à Abbeville

    L’église Saint-Jacques à Abbeville est promise à la démolition car la municipalité PS ne peut soi-disant plus financièrement à elle-seule l’entretenir et procéder aux réparations nécessaires.

    Toujours prompts à financer de manière directe ou indirecte les lieux de culte non-chrétiens ou à dépenser l’argent du contribuable dans des projets culturels délirants, les exécutifs des collectivités territoriales semblent bien timorés en ce qui concerne la défense de notre patrimoine culturel et de notre identité chrétienne.

    Le Parti de la France exhorte le Conseil général de la Somme, le Conseil régional de Picardie et l’État de débloquer les fonds nécessaires pour sauvegarder cet édifice religieux qui fait partie de l’Histoire de la ville d’Abbeville et de l’identité de notre région picarde, terre de cathédrales.

  2. Laurent, continuez ces articles car ils sont excellents. En plus de la qualité de la rédaction et des informations qu’ils transmettent, ils ont vocation à nourrir le sentiment légitime de dégoût et de révolte que les catholiques doivent avoir contre la république.

    Félicitation !

  3. Félicitations pour cet article bien informé et pertinent.
    N’oublions pas que les églises ne sont pas seulement laissées à l’abandon ou détruites mais aussi promises à un usage allant contre sa consécration, donc pas nature blasphématoire, et souvent doublement blasphématoire dans l’objet et la forme de cet usage : voir par exemple l’abbaye de Corbigny dans la Nièvre profanée : http://www.lepayscorbigeois.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=57&Itemid=220

  4. Merci Laurent pour ces informations, d’autant que j’ignorais les 3 faits révélés.

    Concernant l’Eglise d’Abbeville, il faudrait réagir. Mais hélas, l’Eglise conciliaire semble plus inquiète de l’islamophobie ou de la judéophobie qui règneraient en France, que de ses propres églises. Et cela est d’autant plus scandaleux que c’est dans la Somme, il me semble, que les Catholiques Traditionnalistes n’ont pas d’église pour prier. En effet, les autorités ecclésistiques ne leur en donnant aucune, et ce, alors même que le Pape Benoît XVI a ré-autorisé la Messe Traditionnelle.

    Quant à ceux qui veulent profaner les églises en s’y promenant nus, cela prouve l’état cérébral de certain(e)s. Manifestement, une jeunesse nourrie aux droitdel’hommismes et à la laïcité ne donne rien de bon. Il est évident que ces comportements sont à rapprocher des satanistes, dont contre-info parlait récemment.

    Quant au troisième point, il est clair que de plus en plus de membres du clerger conciliaire semblent également atteints par le droidel’hommisme et la bien-pensance ambiante, ce qui les pousse à dire et faire n’importe quoi…

  5. Et dire que tout cela se passe, non pas en terre non-chrétienne,mais sur le sol même de « (l’ex) la fille ainée de l’église »

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