C’était un 22 février…

1916 : mort, pendant la bataille de Verdun, de l’héroïque lieutenant-colonel Emile Driant, à la tête des 56e et 59e bataillons de chasseurs.
Officier saint-cyrien brillant, il fut à plusieurs reprises sanctionné pour des articles publiés sans autorisation dans lesquels il défend la mémoire de son beau-père (le général Boulanger), ou bien dénonce vigoureusement l’affaire des fiches (fichage des officiers catholiques sur ordre du ministre franc-maçon, le général André).
En 1905, sa carrière étant définitivement compromise, il se lance en politique avec l’appui de Déroulède et Barrès et est élu député à Nancy (1910-1916).
En 1907, il signa une Protestation contre la présence des francs-maçons aux fêtes de Jeanne d’Arc.
Il avait écrit sous le pseudonyme de Capitaine Danrit des romans militaires d’anticipation souvent prophétiques (La guerre de demain, L’invasion noire, L’invasion jaune) qui connurent un grand succès.
Militant antimaçon, il fonda également la Ligue antimaçonnique pour les hommes et la Ligue Jeanne d’Arc pour les femmes.

1945 : près du lac de Constance, en Allemagne, deux avions attaquent en rase-mottes une Mercedes portant un drapeau tricolore peint à l’arrière. Jacques Doriot est tué sur le coup, et son chauffeur grièvement blessé.
Ancien haut responsable du PCF, député-maire de Saint-Denis dont il fit un bastion rouge, rival de Maurice Thorez, le charismatique Doriot avait été exclu du parti communiste en 1934 (notamment car jugé trop indépendant par le Komintern), et avait fondé le Parti populaire français en 1936. Celui-ci avait rapidement grossi et était devenu « fasciste » au sens large du terme.
A Mengen, la tombe du fondateur du PPF fut profanée à l’arrivée des troupes françaises. (livres sur Doriot ici)

 Source

Video d’archive de Jacques Doriot, prononçant un discours devant le PPF en juillet 1941, après des défaites de l’Angleterre :


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