Censure progressive du net : le régime fait bloquer un site par les FAI

Le 8 novembre, le procureur de la République assignait en référé les fournisseurs d’accès à internet pour qu’ils bloquent l’accès au site democratieparticipative.biz

Il appliquait les demandes des organismes de traque des opinions « incorrectes » (CRIF, LICRA, UEJF, DILCRA, SOS-Racisme…) qui exigeaient que ce site soit rendu inaccessible, car la « Justice » n’arrivait pas à condamner ses auteurs (que les services de police n’ont pas réussi à identifier).
Il est vrai que ce site au ton parfois outrancier et provocateur enfreint régulièrement les lois françaises interdisant la liberté d’expression.

La justice a rendu ce jeudi sa décision et a ordonné à neuf opérateurs français, fournisseurs d’accès internet, de bloquer l’accès de leurs clients vers ce site. Bouygues a été le plus rapide à s’exécuter.
D’ici 15 jours, les Français ne pourront plus y accéder, à moins d’utiliser l’« internet alternatif » (réseau TOR).

Le pouvoir a profité du cas de ce site, qui suscitait régulièrement l’indignation de politiciens, de vedettes et de journalistes, pour mettre en œuvre cette procédure exceptionnelle qu’est la contrainte sur les FAI pour bloquer des sites.
Quoiqu’on pense du ton, du fond et du positionnement politique très spécial du site, cette « première » est une très mauvaise nouvelle pour tout le monde.
Avec cette brèche, le régime va pouvoir ensuite s’attaquer à d’autres sites qui le gênent, au contenu non illégal mais dissident, aggravant progressivement sa censure du net pour aller vers un modèle à la chinoise.

Frédéric Potiez, préfet dirigeant la DILCRAH (« Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT » -financée à hauteur de 100 millions d’euros par les impôts !), une sorte de super commissaire politique, le dit lui-même :


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