Le Tournant du « 24 mars »

[Tribune libre – les commentaires sont ouverts]

Beaucoup a déjà été dit sur le « 24 mars », journée historique par l’ampleur du nombre des manifestants. Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a eu un tournant, qui était attendu et espéré : durcissement du mouvement d’opposition au mariage homo, augmentation de la mobilisation, agrandissement du fossé entre la base et la direction de la Manif pour Tous, passage réussi sur les Champs-Elysée. Pourtant, si nous ne voulons pas que ce tournant du « 24 mars » soit qualifié, ultérieurement, de rendez-vous raté, il faudra rapidement être conscient des réalités suivantes et réagir en conséquence :

Mme Barjot a torpillé le « 24 mars »

Comme cela était prévisible (à condition d’avoir un peu de discernement), la leader de la Manif pour Tous a été complice de l’Etat dans l’opération de parcage des manifestants et surtout dans leur acceptation moutonnière –sauf une minorité- des limites tyranniques imposées par le Système. Il faudra se demander pourquoi.

Après avoir, avant le « 24 mars », dénoncé le Printemps Français et les appels déterminés à occuper le terrain et s’imposer sur les Champs-Elysées (objectifs que Mme Barjot affichait pourtant peu avant), le jour même de la manifestation Mme Barjot a fait ‘patienter’ l’immense foule en colère, qui ne demandait qu’à marcher sur les Champs Elysées, par des appels au calme et des interventions faisant appel à la France « black-blanc-beur » et à la promotion de l’homosexualité.

Comme si cela ne suffisait pas, pendant qu’une minorité toutefois importante parvenait sur la Place de l’Etoile et enfin sur les Champs-Elysées, essuyant des gaz sans distinction d’âge ou de sexe, Mme Barjot -honte à elle !- dénonçait ces manifestants à la vindicte en les stigmatisant sous l’appellation de « fachos ». Continuer la lecture de « Le Tournant du « 24 mars » »

L’« ordre public »…

[Ci-dessous la réaction qu’un lecteur nous envoie. Les commentaires sont ouverts.]

Ce lundi 18 mars, le gouvernement a décidé d’interdire à des centaines de milliers de Français (au moins) de manifester librement et calmement, comme ils l’ont déjà fait, contre le projet de loi Taubira qui prévoit de légaliser le mariage homo.

Or, dans la République française, le droit de manifester ne peut pas être mis en cause sauf s’il y a trouble à l’ordre public.

Mais où est le trouble à l’ordre public …, si ce n’est dans une loi qui s’oppose gravement au bien commun social ?!

En 1975 avec la loi Veil, en 1992 avec Maastricht, la République française avait déjà ratifié des actes juridiques fondamentalement contraires à l’ordre public, aux valeurs sociales et à l’intérêt français.
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Le piège syrien

[Tribune libre d’un lecteur. Commentaires ouverts.]

« Grosse polémique déclenchée par F.Hollande suite à sa proposition, sans l’accord du Conseil de Sécurité, de vouloir armer la rébellion syrienne.

Cette déclaration a aussi une incidence politique. Compte tenu du climat de tension qui existe entre Angéla Merkel et lui, cette proposition lui permet cette forme de provocation sachant qu’elle y est opposée pour des raisons bien précises qui vont être énumérée ci-après.

Suite à cette proposition de F.Hollande, un sondage vient d’être effectué dont le résultat aujourd’hui est de 76% contre l’armement par la France des rebelles syriens.
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Quand le mondialisme passe, l’emploi trépasse !

[tribune libre] Il y a déjà 15 ans, en mars 1997, la fermeture brutale de l’usine Renault à Vilvoorde en Belgique avait vu se profiler le consensus politique du lobby mondialiste. Depuis, le groupe Général Motors, Ford, Peugeot-Citroën ou Renault ont multiplié les fermetures de sites de fabrication et ce n’est pas terminé, étant donné que sur une centaine d’unités de production automobile en Europe, plus de 40 sont en surcapacité depuis de longs mois.

Pour les élites politiques, il ne s’agit pas de vilipender la fermeture d’une usine, mais bien de stigmatiser hypocritement la manière inélégante, sans référence au monde ouvrier, des patrons de ces marques automobiles, MM Varain, Goshn & C°.

N’oublions pas que depuis de très nombreuses années, les chefs d’Etats ou de gouvernements, les Chirac, Dehaene, Prodi, Zapatero, leurs copains de la Commission Européenne et leurs successeurs, ont été  les complices d’une politique d’ensemble qui s’est traduit par de larges et drastiques suppressions d’emplois, ainsi que par une atomisation des marchés nationaux au sein d’une conjoncture mondiale toujours plus contraignante. Mais ce que ces valets du Nouvel Ordre Mondial ont réussi à nous cacher pendant des décennies éclate au nez et à la figure des peuples européens maintenant que la crise affecte profondément les familles et les structures de nos économies : le village mondial est une chimère et l’Organisation Mondiale du Commerce (ex-Gatt) l’instrument du bradage de produits de mauvaise qualité vendus à vil prix…dont le résultat est le chômage en Europe ! Continuer la lecture de « Quand le mondialisme passe, l’emploi trépasse ! »

Dans deux semaines, tous les catholiques seront sédévacantistes !

[Tribune libre, n’engageant donc pas le site]

« « Le Roi est mort, vive le Roi ! » Ce noble cri exprime qu’en France, le Roi, incarnation charnelle de l’État, ne meurt pas. Désigné par les lois de succession de la couronne, il n’est pas propriétaire de son trône, ne dispose pas de sa couronne, et ne peut donc pas l’abdiquer, ni pour lui, ni pour sa descendance. Il n’en est rien pour l’Église : lorsque le pape rend son âme à Dieu -ou  bien qu’il renonce à son ministère-, il laisse un siège apostolique vacant, en attendant l’élection du nouveau pape par les cardinaux. Le Christ demeure en permanence la tête de l’Église, mais il n’a plus de vicaire à la tête de l’Église militante, jusqu’à la décision du conclave.

Ainsi en sera-t-il le 28 février à 20H00. Les catholiques du monde entier pleureront Benoît XVI, retiré dans un monastère, et acclameront quelques jours plus tard le nouveau Vicaire du Christ .

On peut détester un président de la République parce qu’il n’est finalement issu que d’une faction du peuple, parce qu’il usurpe la place du Roi -qui rappelons le, en France, ne meurt pas, et qui est imposé par les siècles. Mais la déférence dévolue au Vicaire du Christ sur terre est d’un autre ordre. Le pape, qui occupe le siège suprême de l’Église, a toute juridiction sur les âmes et n’est placé sous la juridiction de personne : il n’a donc de compte à rendre qu’à Dieu. Aucune juridiction humaine ne peut le juger, ni le désaisir de son ministère. Ce qui ne fait pas de lui un despote : gardien du dogme, dépositaire d’un enseignement qui ne lui appartient pas, il obéit à une loi plus haute que sa charge, mais à laquelle celle-ci est relative : le salut des âmes.
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« LGBT, fausse culture et capitalisme financier »

[Tribune libre d’un lecteur, le dr Rossignol, qui entend pointer du doigt certaines contradictions chez les opposants au « mariage  » entre invertis]

J’ai mis longtemps à identifier clairement quelque chose qui me tracassait et qui « ne collait pas » tout à fait dans cette opposition apparemment frontale et clairement délimitée entre les partisans et les opposants à la légalisation de l’union homosexuelle.

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Je vais droit au but : c’est l’autosatisfaction béate de nombreux « catholiques sociologiques » (1) qui semblaient absolument persuadés de dominer moralement tous ces pêcheurs invertis qui sonnait très faux et qui me posait question.
En effet, qu’a été Vatican II si ce n’est l’introduction dans l’Eglise d’un humanisme relativiste, d’un moralisme invertébré ? Et comment cet humanisme si malléable permettait-il tout soudainement aux cathos bobos d’avoir des certitudes sur un sujet qui relève de la théologie morale la plus pointue, discipline à laquelle ils n’ont guère le temps de se frotter entre leurs séances de psychanalyse et leur agapes charismatiques ? Pour aller encore un peu plus loin, j’avais parfois au fil des commentaires ou des « interviews », l’impression de voir des pharisiens frétillants d’aise d’avoir, enfin, trouvé des prostituées à flétrir. Ce n’est pas si simple mais je garde cette idée en réserve.

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Ces invertis, transgenres et autres (on ne sait jamais trop avec eux !) qui sont-ils donc ?
J’esquisse une classification.
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L’Irlande prête au crime

[Tribune libre de Christine Dol, suite à la décision du gouvernement irlandais de déposer un projet de loi autorisant l’IVG dans les cas où la vie de la mère est en danger.]

Qu’on se le dise, l’Irlande, le dernier grand bastion du catholicisme occidental, se prépare au crime des innocents. Il s’y prépare. Car, suite à un scandale médiatique, la politique du pays concernant l’avortement est remise en cause. Le scandale ? Une jeune Indienne hindoue, ayant une grossesse difficile et un état de santé inquiétant. Elle souhaite un avortement, qui lui est refusé pour raison éthique. La femme mourra. L’avortement l’aurait-elle sauvé? Rien n’est moins sûr. Quoiqu’il en soit, le débat est relancé et Savita devient un symbole. L’Irlande décide donc d’alléger la loi, et s’aligne ainsi sur ses voisins européens.

« La législation doit définir clairement quand il est possible de mettre fin à une grossesse, c’est-à-dire quand il y a un danger réel et substantiel pour la vie – ou la santé- de la patiente et quand ce danger ne peut être écarté qu’en mettant un terme à la grossesse« .

N’est-ce pas difficile de juger s’il y a réel danger pour la vie de la mère, et si il est vraiment lié à la grossesse ? N’est-il pas facile d’interpréter la loi comme on souhaite l’entendre ? L’avortement ne va-t-il pas, comme dans les autres pays, être légalisé pour des cas particuliers et s’étendre en pratique à toute la population ?
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Casapound ?

Une polémique anime les milieux « d’extrême-droite » depuis quelques semaines. Elle concerne le mouvement néo-fasciste italien Casapound, célèbre pour occuper depuis près de 10 ans un immeuble au cœur de Rome, et ayant suscité un certain enthousiasme chez ses voisins européens.
Un article de F-X Rochette dans Rivarol a mis le feu au poudre : l’auteur y étrille un livre récemment paru sur le phénomène italien, écrit par l’un de ses cadres.
Favorable au débat d’idées, nous mettons à votre disposition l’article, le droit de réponse de l’auteur et la réponse du journaliste.
Les commentaires sont ouverts et vous pouvez y glisser d’autres contributions sur ce thème ! En courtoisie bien sûr.

« Une terrible post-modernité dans la maison d’Ezra

L’ouvrage est épais, dense… 370 pages compactes de lignes et de lignes interminables écrites par un fier Italien de 32 ans qui, incontestablement, ne transige pas avec la réputation de bavards qu’endossent assez justement nos voisins transalpins.

Pourtant la forme d’abécédaire choisi pour le bouquin aurait pu permettre à son auteur d’économiser en l’occurrence non sa salive mais l’encre de son imprimante qui doit être elle-aussi plus ou moins italienne… Bon, vous l’aurez compris chers lecteurs, je n’ai pas trouvé dans l’ouvrage étudié ici de l’avoine nourrissante ou je ne sais quelle source d’inspiration, ou encore une problématique à creuser, enfin quelques choses à se mettre sous la dent.
Et je dois l’avouer, c’est bien le troisième livre écrit par un Transalpin ces derniers mois qui me déçoit profondément, qui n’apporte rien ou presque de nouveau ou de pertinent à la petite bibliothèque nationaliste que nous essayons d’enrichir utilement.

Mais dans ce cas, je suis exposé à un problème d’une autre ampleur, à une question terriblement lancinante : Le livre est ennuyant, certes, la forme est assommante, mais le défaut rédhibitoire de la chose ne provient-il pas non seulement de son argumentation (et pas seulement de sa forme) mais de son objet même ?
Et je suis si anxieux devant cette conjecture que j’en oublie de citer tout simplement le titre du bouquin italien, parfois si mal traduit, qu’il en devient loufoque. Tant pis, je me jette à l’eau : Casapound, une terrible beauté est née.*

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Jésus devrait peut-être changer d’attachée de presse

[Tribune libre de Christine Dol pour Contre-info]

On ne la présente plus, car la meneuse de revue catholique qui se définit comme « attachée de presse de Jésus » ne cesse de faire parler d’elle. « Frigide Barjot » a dernièrement pris sous son aile la majorité des opposants aux « mariage pour tous » avec succès grâce à son aura médiatique. Même si beaucoup de citoyens de bon sens ne peuvent soutenir cette nouvelle conception de la famille, il est vrai que les catholiques se montrent davantage fermes.

Mais après le succès de « la manif pour tous » du 17 novembre, Frigide semble avoir pris la grosse tête et vouloir mettre Jésus au second plan… Que dis-je ? Au dernier rang, voire aux oubliettes. Car si la Barjot utilisera la foule du 13 janvier prochain, majoritairement catholique, ce n’est pas pour exprimer la simple volonté de retrait du projet de loi mais pour servir ses lubies.

Première lubie apparente : la fête, « la vraie », celle que l’on peut voire à la « gay pride », à laquelle elle se vante d’avoir participé ; raison pour laquelle elle veut de la musique, des chars, du rose et surtout pas de chapelets ni de prêtres visibles, il est vrai que ça casse un peu l’ambiance « boite de nuit géante».
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Triste Noël pour 25 millions d’Européens…

[Tribune libre] …ces travailleurs sans emploi, souvent licenciés pour cause de « délocalisation », ces victimes du mondialisme, réel prédateur de nos secteurs économiques, ce mondialisme auquel les marchands du temple vouent un réel culte  fanatique.

Souvenons-nous de la fermeture de l’usine General Motors d’Anvers (OPEL) qui ferma définitivement ses portes le 23 décembre 2010. Cette usine, la plus ancienne de G.M. en Europe, occupait plus de 12.000 ouvriers il y a 25 ans et durant son activité (l’une des plus productives du groupe) avait construit plus de 13 millions de voitures. Après Renault à Vilvorde en 1997, ce fut un second coup dur pour le secteur automobile belge…avant l’annonce de l’arrêt de l’usine Ford à Genk il y a quelques semaines. Mais ce n’est pas terminé, car l’industrie automobile et l’économie de notre continent vont être confrontées aux dures réalités de la concurrence  en 2013, du fait de la surcapacité de production automobiles dans 40 usines sur la centaine installée en Europe.

Plus de 60.000 entreprises françaises auront mis la clef sous le paillasson en 2012 et ce sont des centaines de milliers de travailleurs qui auront grossi les rangs d’un chômage structurel qui, loin de se dégonfler, ne fait que croître malgré les déclarations lénifiantes des gouvernants.

Partout en Europe les difficultés s’accroissent pour l’industrie (et l’activité économique en général) mais personne ne veut stopper l’immigration sauvage qui, au grand bonheur des marchands de soupe, exerce un dumping sur le coût de la main d’œuvre et éjecte nos travailleurs du marché de l’emploi ! Continuer la lecture de « Triste Noël pour 25 millions d’Européens… »

« Comment les « hétéros » ont livré le mariage aux « homos » »

En exclusivité pour Contre-info, une intéressante tribune de Christine DOL. Matière à réflexion.

« Comment les « hétéros » ont livré le mariage aux « homos »

Les homosexuels ont voulu le droit de crier haut et fort leur différence. Leurs « strip-teases » sur des chars dans la rue ont été acceptés et applaudis. Puis le PACS, fait sur mesure pour les contenter, reconnaît officiellement leurs « unions » et leur « amour »… Au nom du droit à la différence, ils ont réclamé moult changements culturels et sociaux. Et au nom de l’égalité, ils réclament de pouvoir se marier et d’avoir des enfants comme « tout le monde ».

Le mariage?
Ringard, traditionnel, cucul, catho coincé, prison hypocrite, convention, tue-l’amour, atteinte à la liberté sexuelle, routine, maison de banlieue, marmaille etc. Cela ne correspond pas vraiment à l’appétit de liberté, de création, de vie urbaine nocturne, de développement artistique, d’ouverture d’esprit et de mœurs que prônent pourtant les adeptes de l’homosexualité.

Pourquoi ne se contentent-ils pas du PACS, ou ne souhaitent-ils pas le modifier encore?

Parce qu’il semble bien que ce qui meut réellement ce désir de « mariage » n’est pas le bonheur recherché par tout à chacun, mais la jalousie, l’envie.
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Marche pour la vie : Jean-Pierre Maugendre répond à nos questions

Renaissance Catholique organise samedi prochain, le 20 octobre, sa 22e marche de prière pour la Vie et la famille. Son président, Jean-Pierre Maugendre, a accepté de répondre aux questions de Contre-Info :

Pouvez-vous présenter en quelques mots l’association Renaissance Catholique dont vous êtes le président ?

Notre raison sociale conformément à nos statuts est d’œuvrer à la restauration d’un ordre social chrétien. Cet objet très large nous semble devoir, en fait, répondre à un quadruple défi :

-pour la culture de vie contre la culture de mort
-pour la chrétienté contre l’islamisation de la France
-pour la restauration des valeurs chrétiennes dans la société contre la christianophobie et sa variante laïciste
-pour l’identité chrétienne de la France contre l’utopie mondialiste

Quel sens donnez-vous à cette Marche pour la Vie ?

Notre marche est d’abord et avant tout une démarche de prière et de réparation. Nous prions aux intentions de toutes les victimes de la culture de mort : enfants tués, femmes victimes du syndrome post-avortement, vieillards abandonnés, malades euthanasiés… C’est un flot hallucinant de sang et de souffrance que charrie derrière elle la prétendue libération des moeurs, qu’il serait plus exact d’appeler un esclavage des sens et des passions.
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[Tribune libre] Les évêques n’osent plus parler de Dieu

Ci-dessous une intéressante tribune libre (plus religieuse que politique) d’un de nos lecteurs, sur le fait que les évêques de France contestent le projet de parodie de mariage homosexuelle, sans jamais prononcer le nom de Dieu. Matière à réflexion.

« Une question hante depuis quelques semaines les catholiques français : les évêques de notre pays croient-ils encore au moins en l’existence de Dieu ? Si oui, comment expliquer qu’une bonne partie d’entre eux ne mentionnent même pas Son Nom dans leurs interventions contre la dénaturation du mariage programmée par le gouvernement socialiste ?

Il y a des exceptions, notamment le cardinal Barbarin. Mais on reste étonné de la tonalité très laïque de la plupart des interventions épiscopales : pour eux, comme pour les hommes politiques franc-maçons ou les instituteurs de l’école athée, le nom de Dieu semble devenu un gros mot, une obscénité, un blasphème (car notre très tolérante République française supporte difficilement le blasphème anti-laïcité).

On dira qu’il n’est pas nécessaire d’invoquer la loi de Dieu pour noter qu’un mariage a toujours été, en tout lieu et en tout temps, l’union d’un homme et d’une femme ; pour rappeler que l’homosexualité est stérile par nature ; pour affirmer qu’un enfant, conçu d’un père et d’une mère, a besoin des deux pour son éducation.
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Le nationalisme est-il une idolâtrie ?

Nos estimés confrères du blog Les intransigeants ont, lors d’un entretien à l’hebdomadaire Rivarol, cru bon d’attaquer à nouveau le nationalisme*. Le directeur du Renouveau français – le mouvement nationaliste d’inspiration contre-révolutionnaire et chrétienne – leur a répondu par le bref texte ci-dessous (paru dans le numéro suivant) :

« Dans l’entretien paru dans le numéro du 5 octobre de Rivarol, nos amis Intransigeants dénoncent le nationalisme d’une façon très malheureuse, qui appelle réaction.

En effet, ils réduisent cette démarche à une idolâtrie de la nation, alors que ce n’est là qu’une possible mais fort rare – et bien sûr condamnable – dérive du nationalisme.
Un sain nationalisme, a fortiori un nationalisme chrétien, ne fait pas de la nation un absolu métaphysique. Il se donne simplement pour but de défendre l’héritage et le bien commun national (qui est la finalité de la « société politique » ) : c’est bien le rôle du pouvoir politique, aujourd’hui défaillant.
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Vatican II, cinquante après.

Ce concile atypique, qui a révolutionné l’Église dans divers domaines et largement contribué à la déchristianisation, fait particulièrement l’objet d’études et de controverses en cette année anniversaire.

Parallèlement, le Vatican confirme que les négociations, en vue d’un ralliement de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (principale organisation de prêtres traditionalistes), sont rompues : Benoît XVI lui-même voulant que la FSSPX accepte les textes du concile et l’enseignement pontifical qui a suivi, mais celle-ci refusant toujours.
La FSSPX ne sort pas indemne de la tentative de rapprochement qu’a mené son supérieur, Mgr Fellay, contre l’avis d’une partie importante du clergé de la FSSPX (notamment français) et des trois autres évêques de la Fraternité. L’unité de cette société est ébranlée en dépit des apparences et l’autorité de Mgr Fellay remise en cause par certains clercs, notamment le célèbre Mgr Williamson ou ce groupe de prêtres sud-américains réclamant la démission du supérieur général.
De son côte, l’Institut du Bon Pasteur issu d’une scission de la FSSPX en 2004, et évoluant sous l’autorité de Rome, traverse une crise ouverte grave (dans laquelle la question de Vatican II compte), son fondateur et supérieur étant contesté par la moitié des dirigeants (dont on peut connaître le point de vue ici) de l’institut. Ambiance…

Pour en revenir à Vatican II lui-même, vous pouvez trouver ci-dessous le point de vue traditionaliste radical de Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol :

« LES CINQUANTE ANS DE VATICAN II : UN DEMI-SIÈCLE CATACLYSMIQUE

Cinquante ans se sont écoulés depuis ce jour d’octobre 1962 qui vit la réunion dans la basilique Saint-Pierre de Rome de 2 381 évêques venus du monde entier (pays communistes excepté) à l’appel de Jean XXIII pour la cérémonie d’ouverture du « Second Concile œcuménique », qui allait s’éterniser jusqu’au 8 décembre 1965. Si l’on devait répertorier les principaux événements du XXe siècle, Vatican II y figurerait à l’évidence tant il a occasionné dans les consciences, les mœurs et les institutions des bouleversements fondamentaux dont nous n’avons pas encore pris toute la mesure. Cette assemblée d’évêques qui, à la différence des vingt conciles œcuméniques de Nicée à Vatican I, n’a pas défini ni explicité des dogmes, n’a pas procédé par canons et anathèmes, a ouvert la voie à une nouvelle religion qui porte toujours officiellement le nom de catholique mais dont la substance et les finalités ne sont plus du tout les mêmes. Est-ce un hasard si les sectateurs de Vatican II ont parlé dès le début, tel le cardinal Benelli, d’« église conciliaire » ou comme Paul VI de « nouvelle Pentecôte » ? De même, le cardinal Suenens remarquait-il que « Vatican II, c’est 1789 dans l’Eglise », tandis que le Père Congar ajoutait éloquemment que par le concile « l’Eglise avait accompli pacifiquement sa révolution d’Octobre ». Expressions qui démontrent que Vatican II marque une rupture radicale avec près de 2000 ans de catholicisme et inaugure une nouvelle religion, celle de l’humanité.

LE CULTE DE L’HOMME

Le concile a introduit une nouvelle manière de se situer par rapport à Dieu.
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