L’histoire selon Arte

Mercredi 19 mai, Arte a diffusé un documentaire de trois heures dont l’intitulé était « Histoire de l’Afrique du Sud ». Comme il fallait s’y attendre, le regard porté par arte sur le défunt État blanc était très orienté.

D’emblée, on s’escrime à nous convaincre de la grandeur de la civilisation des Khoisans, celle des indigènes de la région du Cap, arrachés à leur terre par les Hollandais. On y apprend que ces derniers constituaient – la génétique le démontre ! – un des peuples les plus anciens de la Terre. Ces génies, vivant à moitié nus, possédaient un langage admirable « faisant corps avec la nature ». Artistes nés, ils peignaient des profils de gibier dans les cavernes. Inventeurs, ils avaient élaboré le principe de la flèche empoisonnée, mais s’étaient arrêtés là, sans doute fatigués de leur génie. Restés au stade de la chasse et de la cueillette, ils avaient fait l’impasse sur l’agriculture. Les Hollandais, nous dit Arte, ont méconnu et méprisé cette brillante civilisation et volé ces terres fertiles qui, rappelons-le, n’avaient jamais connues le soc d’une charrue.

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Il y a 400 ans : l’assassinat d’Henri IV.

Ce souverain, l’un de ceux qui marqua le plus l’histoire et la mémoire nationales, se rendait au chevet de son ami Sully le 14 mai 1610, quand, à la faveur d’un ralentissement sur la route, il fut mortellement poignardé par François Ravaillac.
Ce dernier était un catholique (qui sera catalogué comme déséquilibré par la justice) stimulé par les prêches virulentes de prêtres intransigeants, reprochant au souverain sa proximité avec les protestants français et étrangers, à l’aube d’une nouvelle guerre.

Les querelles religieuses ont marqué le règne d’Henri IV qui avait pris part à la terrible guerre civile à la tête des troupes protestantes (son siège de Paris avait fait plus de 35 000 morts) avant de se convertir (faussement d’après ses détracteurs) au catholicisme et de pouvoir alors accéder au trône puis pacifier à peu près le royaume.

Histoire de l’Afrique du sud

Très intéressant entretien (en deux parties) qui remet en cause bien des idées reçues.

Bernard Lugan est un africaniste reconnu en France et à l’étranger. ne cultivant pas le conformisme de pensée, cela lui vaut d’être boudé par une part de ses collègues. Intervenant régulier de realpolitik.tv, il a également son propre blog et sa propre revue.

Via realpolitik

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C’était un 24 avril : insurrection irlandaise

Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, à Dublin, un groupe d’Irlandais du Sinn Fein et de l’IRB se soulève contre le colonisateur britannique, à l’initiative de Sir Roger Casement et James Connolly. Ils forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)… Parmi eux, Sean Mac Bride, qui deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix !

L’insurrection annonce l’indépendance de l’Irlande du sud, cinq ans plus tard. Eamon de Valera, rescapé de l’insurrection, deviendra le premier président de la nouvelle République…

Les insurgés espèrent que les badauds vont se rallier à l’insurrection. Las, ils sont conspués par la foule qui commence à se rassembler devant le bâtiment. Qui plus est, ils s’abstiennent d’occuper le Château, résidence du vice-roi et siège du gouvernement général, bien qu’il n’ait pas de défenseurs. C’est l’échec.

L’armée britannique amène de l’artillerie lourde et bombarde consciencieusement le centre de Dublin. Après cinq jours de résistance, les insurgés capitulent sans conditions. Bilan humain : une soixantaine de morts parmi les insurgés, une centaine parmi les assaillants et plus de deux cents parmi les civils, environ 3.000 arrestations.

Contre toute attente, la férocité de la répression va retourner l’opinion publique en faveur des insurgés et transformer les condamnés en martyrs de la cause irlandaise. Même le gouvernement américain, pressé par sa communauté irlandaise, s’y met et plaide l’indulgence auprès de Londres.

Source

Verdun… Qui s’en souvient ?

« Aucune bataille n’a autant marqué la mémoire des Français que celle de Verdun.

Tout commence le 21 février 1916, à 7h30, avec un déluge de feu sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises.

Puis, l’infanterie allemande monte à l’assaut. Certains soldats sont équipés d’un lance-flammes. C’est la première fois qu’est employée cette arme terrible.

Le chef d’état-major allemand Erich von Falkenhayn veut de cette façon en finir avec une guerre de positions qui dure depuis la bataille de la Marne, dix-huit mois plus tôt. Il projette de «saigner l’armée française» par des bombardements intensifs.

Les poilus résistent héroïquement au premier choc, en dépit de la perte du fort de Douaumont. Très vite, le commandant de la IIe Armée, Philippe Pétain, organise la riposte. Il met en place une liaison avec Bar-le-Duc, à l’arrière. En 24 heures, 6.000 camions montent vers le front en empruntant cette «Voie sacrée». L’assaut allemand est repoussé et la brèche colmatée.

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