Archives pour la catégorie 'Etat Islamique'

Daech: la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi ne changerait pas la donne


La Russie affirme avoir probablement tué le chef du groupe État islamique Abou Bakr al-Baghdadi, lors d’une frappe ciblée près de Raqqa.

Éliminé ou pas? Tué par l’aviation russe ou pas? La possible mort du chef du groupe État islamique (EI) a été annoncée, ce vendredi, par Moscou … qui s’était déjà attribué celle du porte-parole de l’organisation, l’été dernier, contre toute véracité. Mais qu’elle soit avérée ou pas, la disparition du numéro 1 du groupe djihadiste changerait-elle quoi que ce soit?

Un coup symbolique, mais…

Sa disparition porterait bien sûr un coup symbolique à l’organisation terroriste. Abou Bakr al-Baghdadi a une aura religieuse auprès des militants, en raison de sa formation théologique à l’université islamique de Bagdad. Il a également par le passé occupé des fonctions opérationnelles militaires : « C’est pour cela qu’il a été emprisonné par les Américains en Irak en 2004 », rappelle pour L’Express Wassim Nasr*, spécialiste de la mouvance djihadiste.

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L’Etat Islamique revendique les attaques simultanées de Téhéran

L’Etat Islamique a revendiqué les attentats et annonce à l’instant que l’attaque serait toujours en cours.

Résumé des faits : Plusieurs hommes armés se sont introduits à 10h30, heure locale, et ont ouvert le feu dans le Parlement. Selon les agences de presse, au moins deux personnes auraient été tuées et une quarantaine de personnes auraient été blessées. Dans le bâtiment, les forces de sécurité ont par ailleurs désamorcé une autre bombe.


Vidéo des assaillants dans le parlement iranien

Actuellement, les hommes armés sont retranchés dans la chancellerie du Parlement et auraient pris en otage au moins quatre personnes. L’agence Isna, citant un autre député, dit que toutes les portes du Parlement ont été verrouillées.

Revendication des attaques sur Téhéran par l’EI

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Notre-Dame : le terroriste serait « une chance pour la France » algérienne de 40 ans

Trois jours après l’attentat de Londres, et deux après celle de Melbourne en Australie, un policier a été agressé et blessé sur le parvis de Notre-Dame de Paris, ce mardi 6 juin. L’auteur se serait présenté comme « membre du califat » et a crié avoir agi « pour la Syrie ». Et ce n’est que le début du ramadan, une période propice aux attaques jihadistes.

Philippines : l’Etat Islamique vandalise et brûle la cathédrale Maria Auxiliadora de Marawi

Alors que les jihadistes de l’Etat Islamique ont pris la ville de Marawi depuis près de deux semaines, l’agence de presse du groupe (Amaaq), diffuse une vidéo de ses combattants détruisant et brûlant la cathédrale de la ville. L’armée philippine assiège la ville, mais en dépit de violents combats, les terroristes n’ont toujours pas été délogés.

Philippines : l’Etat Islamique s’empare de Marawi, une ville de 200 000 habitants

Les combats éclatent le 23 mai 2017, à Marawi, une ville de 200 000 habitant. Ce jour-là, l’armée philippine lance un raid contre une maison soupçonnée de servir de cache à l’État islamique. En représailles, une centaine de djihadistes lancent un assaut sur la ville de Marawi. Les assaillants font parie du groupe Maute et de la faction d’Abou Sayyaf ralliée à l’EI. Ils incendient des maisons, des bâtiments officiels, la prison municipale, une église, une université. Les djihadistes contrôlent la rue principale de la ville et hissent leur drapeau noir au sommet de l’hôpital. Ils s’emparent aussi de deux prisons et une centaine de détenus se retrouvent en cavale. Des exécutions de civils chrétiens auraient également été commises. Dans la soirée, le président philippin, Rodrigo Duterte, proclame alors la loi martiale dans la Région autonome en Mindanao musulmane.

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Attaque à Londres, à deux pas du parlement britannique.

Pour l’heure, on recense au moins douze blessés : plusieurs par balles et un policier poignardé dans l’enceinte du Parlement.
Une forte explosion aurait également eu lieu.

« Nommer l’ennemi c’est précisément définir ce qui nous distingue, ce qui nous discrimine, c’est tracer une frontière, une limite même normative, c’est s’affirmer contre, toutes choses auxquelles la culture contemporaine a décidé de renoncer »

A l’occasion de la sortie de son livre Syrie, une guerre pour rien, Frédéric Pichon a accordé un entretien au Figaro. Pour lui, la guerre en Syrie est une catastrophe globale dont les grandes puissances occidentales sont en partie responsables. A lire d’urgence !

FIGAROVOX.- Dans votre livre , vous revenez sur ce conflit en Syrie qui dure depuis 2011. Pourquoi ce titre?

Frédéric PICHON.- J’ai effectué près d’une dizaine de séjours depuis 2011, à Damas, Homs, Alep, Suweida, Lattaquié ou Tartous: c’est cette impression de gâchis qui m’est venue à l’esprit lors qu’il s’est agi de trouver un titre. En particulier lors d’un séjour à Alep fin janvier où j’ai achevé mon manuscrit…Ce conflit a éclaté il y a tout juste 6 ans. Il a mis à bas les infrastructures du pays, déplacé plus de la moitié de la population syrienne, forcé ses élites à l’émigration et fait près de 400 000 victimes selon moi. Admettons que les revendications de départ aient été aussi celles de davantage de partage des richesses et de libertés publiques (je crois qu’elles ne furent pas essentielles ni générales): le résultat est tout autre.

La Syrie, jadis relativement épargnée par l’extrémisme sunnite, est devenu un de ses sanctuaires, le niveau de vie s’est effondré et la corruption s’est généralisée. Les politiques et les intellectuels qui s’étaient beaucoup investi (surtout verbalement il faut le dire) dans un conflit qui «fonctionnait» très bien pour leur univers mental post historique et droits-de-l’hommiste ont vu toutes leurs prévisions déjouées, leurs actions entravées. Tout ça pour ça… C’est-à-dire devoir se résoudre à admettre que la Russie faisait peut-être partie de la solution, que le départ d’Assad n’était peut-être pas un préalable réaliste (même Emmanuel Macron, véritable machine à recycler les néoconservateurs français l’a reconnu) et qu’enfin entre deux maux il faut choisir le moindre… Tout cela aurait pu être évité. Voilà où nous en sommes aujourd’hui . A Palmyre, des dizaines de frappes américaines ont précédé la reprise du site par les forces spéciales russes, les Syriens et même le Hezbollah. En prévision de l’assaut sur Raqqa, les Marines sont en train de se coordonner avec les Russes, tandis que les Kurdes entraînés par le Pentagone ont fait leur jonction avec l’armée syrienne.

Vous écrivez que le conflit syrien interroge les pays européens, et notamment la France, sur leur politique intérieure. Quel rapport peut-il y a-t-il entre cette lointaine guerre et ce qui ses passe sur notre sol?
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Egypte : les Coptes fuient le Sinaï pour ne pas se faire massacrer par l’EI

Des dizaines de familles coptes ont fui el-Arich et le Nord-Sinaï ces jours-ci, pour trouver refuge plus à l’ouest. Depuis deux semaines, une série de meurtres ciblés, orchestrés par le groupe Etat islamique, frappe la communauté chrétienne égyptienne dans cette province devenue zone de guerre.

Ils visent principalement la police et les militaires, mais depuis quelques semaines, les chrétiens semblent être la nouvelle cible privilégiée du groupe terroriste. En quelques jours, un peu plus d’une demi-douzaine de chrétiens ont été tués chez eux ou dans la rue.

Tués parce que coptes

A Ismaïlia, Nabila Faouzi veut témoigner de l’horreur qu’elle vient de vivre. A 65 ans, vêtue d’un large chandail et d’un jupe noirs, elle est en deuil. Mardi dernier, son fils et son mari ont été assassinés par des hommes armés.

« Deux hommes ont tapé à la porte de la maison à 22h30, ils m’ont demandé si j’étais chrétienne, si la famille était chrétienne. J’ai répondu oui. Ils sont allé chercher mon mari et mon fils et leur ont tiré dessus, puis ils ont brûlé le corps de mon fils. »

Une logique de razzia

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L’Etat Islamique recule en Syrie et en Irak

En Syrie, l’organisation terroriste vient de perdre son fief d’al-Bab dans la région d’Alep. Après 2 mois d’intenses combats avec les rebelles islamistes alliés à l’armée turque, l’EI vient de retirer ses derniers combattants de cette ville de 100 000 habitants. Les Turcs affirment avoir perdu 69 militaires. Le nombre de rebelles « modérés » morts ainsi que le nombre de jihadistes tués est inconnu.

En Irak, la coalition internationale vient de lancer son assaut sur la partie ouest de Mossoul. La densité des habitations et le nombre de jihadistes (2000 selon une estimation) encore présents dans la vieille ville, font craindre de lourdes pertes pour l’armée et la police irakienne.

Depuis peu en Irak, l’Etat Islamique se sert de drones civils armés de grenades pour surprendre « par le ciel » les forces au sol de la coalition.

Comme le disait Michel en octobre dernier : « Se profile à Mossoul la plus grande bataille urbaine contemporaine »

Frédéric Pichon : « À Mossoul, la Coalition se heurte à la réalité des dommages collatéraux »

Un entretien du Figaro avec un géopolitologue qui alerte les Français depuis de nombreuses années sur la politique catastrophique de la République en Syrie. Il parle aujourd’hui de la bataille de Mossoul et des dommages causés par la coalition internationale sur la population civile et de la différence de traitement médiatique avec Alep.

FIGAROVOX. – La bataille de Mossoul continue. Après avoir pris l’Est de la ville, les forces de la Coalition internationale vont attaquer l’Ouest, de l’autre côté du Tigre, toujours aux mains de Daech. Comment s’annonce cette nouvelle phase de la lutte militaire contre l’Etat islamique?

Frédéric PICHON. – Ardue, du fait des densités urbaines et de l’interpénétration entre la population sunnite et les hommes de l’Etat Islamique. La dissimulation des centres opérationnels ou de commandement dans le tissu urbain ne peut que donner les «dommages collatéraux» inévitables à ce type d’opération, mais qui sont devenus le principal problème des guerres modernes à l’heure de la société de l’information. Ajoutons que l’usage massif et très poussé de la communication informationnelle, à base d’intoxication ou d’images chocs, est une partition dont sait jouer à merveille l’organisation terroriste.

Mais bizarrement, personne n’a l’air de s’étonner ni de s’émouvoir que les frappes de la Coalition (essentiellement américaines) aient pu viser un hôpital dans la partie ouest de Mossoul le 18 février dernier : les djihadistes font état d’un bilan de 18 morts, principalement femmes et des enfants tandis que le Pentagone (et les médias occidentaux) parlent d’une « cible militaire importante », cet hôpital étant camouflé en centre de commandement. La dépêche Reuters précise même: «Les djihadistes se sont retranchés parmi les civils dans la partie occidentale de la ville, stockant des armes dans des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des églises pour se protéger». Jamais personne n’avait osé admettre cela quand il s’est agi de la reprise des quartiers Est d’Alep en décembre dernier, où la même stratégie était pourtant à l’oeuvre.

Lire la suite sur le site du Figaro…

France : soupçonné de préparer un attentat, Ismaël Z. interpellé à Wattignies

Un jeune homme a été interpellé à Wattignies ce mardi matin à l’aube, selon des sources concordantes. Agé de 18 ans, Ismaël Z., étudiant à Villeneuve d’Ascq, était soupçonné de préparer un attentat terroriste dans la métropole lilloise, sans doute dans le métro ou dans un centre commercial.

Selon nos informations, il était surveillé depuis plusieurs mois et au vu des renseignements collectés, il a été décidé qu’aucun risque ne pouvait être pris. Le jeune homme, musulman pratiquant (à la mosquée de la rue de l’Arbrisseau à Lille-Sud), voulait notamment se procurer des armes et explosifs. Des éléments probants de ses projets terroristes ont été trouvés sur son ordinateur.

Source : France 3

Irak : Rachid Kassim aurait été abattu par un drone

Rachid Kassim, l’un des terroristes de France les plus recherchés au monde, aurait été tué mercredi 8 février 2017 en Irak, lors d’une frappe militaire de la coalition. Il aurait été neutralisé par un drone dans la région de Mossoul, fief de l’Etat islamique.

L’information, en cours de vérification, a été transmise ces dernières heures aux espions de la DGSE, les services secrets français extérieurs, par leurs homologues américains de la CIA.

L’islamiste radical de 29 ans était devenu une cible prioritaire pour Paris comme pour Washington. Rachid Kassim, un des membres les plus actifs de Daech sur les réseaux sociaux, avait revendiqué ces derniers mois de nombreux attentats – notamment celui de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray à l’été 2016 – et des projets d’attentats dans l’Hexagone (voiture aux bonbonnes de gaz à Paris, projets d’assassinats de militaires par des adolescents radicalisés…).

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Louvre : le terroriste est un Egyptien arrivé en France fin janvier

Le suspect qui a attaqué des militaires à la machette dans le Carrousel du Louvre a été identifié comme étant un Egyptien, inconnu des services de police et arrivé en France fin janvier, selon les informations de France 2. Plusieurs perquisitions sont en cours, dont une à Paris, selon une information de BFMTV confimée à franceinfo par une source proche du dossier.

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Des nouvelles de la bataille de Mossoul

Les forces irakiennes annoncent avoir repris la moitié est de la ville de Mossoul après plus de 100 jours d’âpres combats. Les chiffres des pertes ne sont pas communiqués mais l’État Islamique revendique avoir tué plus de 6500 combattants irakiens et kurdes.

Dans une vidéo diffusée aujourd’hui, le groupe terroriste communique sur l’utilisation de drones pour larguer petites charges explosives sur les forces terrestres irakiennes :
 


Enfin, un sniper des forces spéciales britanniques revendique avoir touché trois jihadistes en novembre dernier, avec une seule balle :

Les faits se sont déroulés dans le nord de l’Irak. Ils remontent au mois de novembre dernier mais les médias britanniques, dont The Daily Mail, viennent à peine de relayer l’information. Un sniper des forces spéciales de l’armée britannique (SAS) a tué trois terroristes de l’EI d’une seule balle. Deux d’entre eux sont morts sur le coup. Le premier a été touché à la tête, le second au ventre. Le troisième larron a été abattu après que la balle a ricoché contre le mur pour finir par se loger dans sa nuque.
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Bachar el-Assad : « La France tient un discours déconnecté de notre réalité »

Quatre médias français ont récemment été reçu par Bachar el-Assad à Damas. Parmi eux, trois des organes de presse dominants qui, sans surprise, firent quelque peu le tri dans les propos du président syrien.

Le dernier ? Un média alternatif qui eut (malgré son nom de sinistre mémoire) l’honnêteté de diffuser l’entretien dans son intégralité.


Bachar el-Assad – Entretien sur Boulevard Voltaire par bvoltaire