4e Dimanche après la Pentecôte – textes de la messe commentés

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos aïeux), avec leur commentaire.

La Pêche miraculeuse, par Raphaël (1515)

« L’ Évangile de la pêche miraculeuse est le symbole des conquêtes de l’Église et la réalisation de la parole de Jésus à St Pierre : désormais tu seras pêcheur d’hommes !
La confiance en Dieu, au milieu des luttes et des souffrances de cette vie, est la pensée qui domine la messe de ce dimanche. Saint Paul nous rappelle que ces luttes et ce souffrances n’ont qu’un temps ; elles sont liées à la situation d’attente qui est la nôtre et celle de  toute la Création avec nous, jusqu’au jour marqué pour la pleine manifestation de la gloire des enfants de Dieu. Entretemps, Dieu nous vient en aide ; il nous attire à lui, nous soutient, nous pardonne et nous relève. »

Dom G. Lefebvre

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

« L’Église a commencé au lendemain de la Sainte-Trinité, dans l’Office de la nuit, la lecture des livres des Rois ; elle est entrée cette nuit même dans l’admirable récit du triomphe de David sur Goliath, le géant Philistin. Or quel est pour l’Église le vrai David, sinon le chef divin qui mène depuis dix-huit cents ans l’armée des saints à la victoire ? N’est-elle pas elle-même en toute vérité la fille du roi [1]I Reg. XVII, 25-27. promise au vainqueur de ce combat singulier du Christ et de Satan qui, au Calvaire, sauva le véritable Israël et vengea l’injure faite au Dieu des armées ? Toute pénétrée encore des sentiments que cet épisode de l’histoire sacrée a ranimés en son cœur d’Épouse, elle emprunte dans l’Introït les paroles de David [2]Psalm. XXVI. pour chanter les hauts faits de l’Époux, et proclamer la confiance dans laquelle son triomphe l’a établie pour jamais.

Introït (Ps 26, 1 et 2) :
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrai-je ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, de quoi tremblerai-je ? Mes ennemis qui me suscitent des maux, ce sont eux qui se sont affaiblis et sont tombés.
(PS ibid 3) Si des armées rangées en bataille s’élèvent contre moi : mon cœur n’aura pas de frayeur.
V/.Glória Patri.

L’Église, malgré sa confiance dans le secours du ciel pour les jours mauvais, demande cependant toujours la paix du monde au Dieu très-haut. Si, en face du combat, l’Épouse tressaille à la pensée de pouvoir prouver son amour, la Mère commune craint pour ses fils dont plusieurs, qu’une vie tranquille eût sauvés, périront dans l’épreuve. Prions avec elle dans la Collecte.

Collecte :
Donnez-nous, nous vous en prions, Seigneur : que le cours du monde soit pour nous paisible sous la conduite de votre providence ; et que votre Église vous serve avec joie dans la tranquillité.

Lecture de l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romain (Rom. 8, 18-23) :

Mes frères : J’estime que les souffrances du temps présent n’ont pas de proportion avec la gloire à venir qui sera manifestée en nous. Aussi la créature attend-elle d’une vive attente la manifestation des enfants de Dieu. Car la créature a été assujettie à la vanité, non pas volontairement, mais à cause de celui qui l’a assujettie avec espérance ; en effet, la créature aussi sera elle-même délivrée de cet asservissement à la corruption, pour participer à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Car nous savons que toute créature gémit et est dans le travail de l’enfantement jusqu’à cette heure ; et non seulement elle, mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous gémissons en nous-mêmes, attendant l’adoption des enfants de Dieu, la rédemption de notre corps, en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Les prémices de l’Esprit sont la grâce et les vertus qu’il a déposées dans nos âmes comme le gage du salut et le germe de la gloire future. Affermie par la foi dans la possession de ces arrhes divines, l’humanité régénérée garde comme réconfort, au sein des misères dont sa vie est remplie, la conscience de ses nobles destinées. C’est en vain que Satan prétend reprendre sur elle de haute lutte les droits abolis de ses anciennes victoires : si laborieuse que puisse être la défense d’une terre une première fois saccagée par l’ennemi, l’espérance chrétienne revêt l’homme ici-bas d’une force céleste. Pénétrant pour lui jusqu’à l’intérieur du voile [3]Heb. VI, 19., elle lui rappelle sans cesse la disproportion signalée par l’Apôtre entre les fatigues de la route et la consommation des vrais biens qui l’attendent dans la lumière béatifique de la patrie. Les promesses de son Dieu, les merveilleuses avances du Paraclet dans le passé et le présent lui assurent l’avenir. Bien plus ; la terre qui le porte, cette terre fangeuse et obscure qui l’enchaîne aujourd’hui sous les sens, excite elle-même directement ses aspirations supérieures et les partage à sa manière. C’est la doctrine de saint Paul dans notre Épître : les changements désordonnés, les vicissitudes inquiètes de la création matérielle appellent, avec la destruction du péché, le triomphe final et universel sur la corruption qui en fut la suite. L’état présent du monde fournit donc, lui aussi, son spécial et très sûr motif à la sainte vertu d’espérance. Ceux-là seuls pourraient s’en trouver étonnés qui ne sauraient pas jusqu’à quel point l’élévation de l’homme à l’état surnaturel a fait, dès le commencement, la vraie noblesse du monde soumis à son empire. Mais leur science incomplète prétendrait vainement chercher ailleurs l’explication de l’œuvre divine et la raison de toute chose. La vérité qui explique tout sur la terre et au ciel, l’axiome divin, principe et fondement des mondes, est que Dieu, qui nécessairement fait tout pour sa gloire, a librement placé la consommation de cette gloire souveraine dans le triomphe de son amour par l’ineffable mystère de l’union divine réalisé dans sa créature. L’union divine à conquérir étant donc par la volonté de Dieu le seul but, est aussi l’unique loi, la loi vraiment vitale et constitutive de la création. Lorsque l’Esprit, planant sur le chaos, adaptait aux vues de l’amour infini la matière informe, les éléments divers et les atomes sans nombre du monde en préparation puisaient donc bien réellement dans cet amour infini le principe de leurs développements et mouvements ultérieurs ; ils recevaient pour mission unique d’aider l’Esprit en leur mesure à conduire l’homme, l’élu de la Sagesse éternelle, au terme suprême des noces divines. Le péché, brisant l’alliance, eût du même coup détruit le monde en lui enlevant sa raison d’être, sans l’incompréhensible patience du Dieu outragé et les merveilleuses retouches apportées au plan premier par l’Esprit d’amour. Mais l’état violent de la lutte et de l’expiation remplaçait désormais la marche sans contrainte du roi de la création, l’épanouissement spontané du dieu en fleurs ; l’union divine ne devait plus être pour le monde que le fruit d’un enfantement douloureux, où les gémissements et les pleurs allaient précéder longtemps les chants du triomphe et de l’épithalame.

Les hommes qui ne connaissent d’autre loi que celle de la chair auront beau néanmoins s’obstiner à fermer aux enseignements de la révélation positive leurs oreilles et leurs cœurs : la matière même condamnera toujours leur matérialisme ; la nature, qu’ils invoquent comme unique autorité, prêche par ses mille voix le surnaturel aux quatre vents du monde ; la création bouleversée, dévoyée par la chute, proclame plus haut que jamais, dans sa misère anxieuse, la fin sublime du roi tombé dont elle est l’apanage. Mystérieuses souffrances des éléments, gémissements ineffables dont parle l’Apôtre, larmes des choses, soupirs sans nom qu’ont chantés les poètes [4]Virg. En. I, 462., vous êtes bien en effet la vraie poésie de cette terre de l’épreuve ; car vous ramenez qui sait vous comprendre et se laisse pénétrer de votre suave et douloureuse harmonie, jusqu’à la source même de toute beauté et de tout amour ! L’antiquité vous connut ; mais l’intelligence faussée de ses prétendus sages dénatura vos accents, et ne fit plus de vous que la voix stérile d’un hideux panthéisme. Le règne du Paraclet ne s’était point encore levé sur le monde ; lui seul devait donner à l’humanité, en même temps que la connaissance distincte de l’Esprit créateur, la clef de cette langue mystérieuse de la nature, de ces aspirations puissantes et universelles dont le secret vient de lui tout entier. Mais nous le savons aujourd’hui : l’Esprit du Seigneur a rempli l’univers [5]Sap. I, 7. ; le témoin divin qui atteste à nos âmes que nous sommes les fils de Dieu [6]Rom. VIII, 16. a porté jusqu’aux extrémités de la création son précieux témoignage, et la création entière tressaille, impatiente devoir se lever le grand jour qui montrera ces fils de Dieu dans leur gloire. Car ayant à cause d’eux partagé leurs souffrances, elle sera délivrée comme eux, et participera des splendeurs de leurs trônes. « Comme en effet, dit saint Jean Chrysostome, la nourrice d’un enfant royal, lorsqu’il entre en possession du royaume paternel, voit elle-même s’élever sa fortune, ainsi fera la création… Comme encore les hommes, lorsque leur fils doit paraître dans l’éclat d’une dignité nouvelle, revêtent en son honneur les serviteurs eux-mêmes d’une robe plus brillante, ainsi Dieu revêtira d’incorruption toute créature au jour de la délivrance et de la gloire de ses fils » [7]In ep. ad Rom. Hom. XIV, 5..

Graduel (Ps 78, 9 et 10) :
Soyez apaisé, Seigneur, quant à nos péchés, afin que les nations ne disent point : Où est leur Dieu ?
V/. Venez à notre aide, ô Dieu, notre Sauveur, et pour l’honneur de votre nom, Seigneur, délivrez-nous.

Alléluia, alleluia.
V/. O Dieu, qui siégez sur votre trône et jugez avec équité, soyez le refuge des pauvres dans la tribulation. Alléluia.

Le Graduel fait monter jusqu’à Dieu la voix des chrétiens trop souvent pécheurs qui, se sentant indignes de secours, implorent néanmoins son intervention pour sa gloire à lui-même ; car ils n’en sont pas moins les soldats du Dieu des armées, et leur cause est la sienne. Le Verset alléluiatique nous montre l’Église, ici-bas pauvre et persécutée, dirigeant sa prière confiante vers le trône des justices de son Époux.

Suite du Saint Évangile selon saint Luc (Luc 5, 1-11) :

En ce temps-là : Jésus, pressé par la foule qui voulait entendre la parole de Dieu, se tenait sur le bord du lac de Génésareth. Et il vit deux barques arrêtées au bord du lac ; les pêcheurs étaient descendus, et lavaient leurs filets. Et montant dans l’une de ces barques, qui appartenait à Simon, il le pria de s’éloigner un peu de la terre ; et s’étant assis, il enseignait les foules de dessus la barque. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Pousse au large, et jetez vos filets pour pêcher. Simon, lui répondant, dit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur votre parole, je jetterai le filet. Lorsqu’ils l’eurent fait, ils prirent une si grande quantité de poissons, que leur filet se rompait. Et ils firent signe à leurs compagnons, qui étaient dans l’autre barque, de venir les aider. Ils vinrent, et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles étaient presque submergées. Quand Simon Pierre vit cela, il tomba aux pieds de Jésus, en disant : Seigneur, retirez-vous de moi, car je suis un pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, et aussi tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche des poissons qu’ils avaient faite ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée qui étaient compagnons de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. Et ayant ramené les barques à terre, ils quittèrent tout, et le suivirent.

La prophétie de Jésus à Simon fils de Jean est maintenant accomplie. Au jour où descendit l’Esprit-Saint, nous avons admiré la puissance des premiers coups de filet du pêcheur d’hommes amenant l’élite d’Israël aux pieds du Christ Sauveur. Mais la barque de Pierre ne devait pas rester longtemps confinée dans les eaux juives. L’humble nacelle a gagné la haute mer ; elle vogue désormais sur les eaux profondes qui sont, nous dit saint Jean, les nations et les peuples [8]Apoc. XVII, 15.. Le vent violent, les vagues houleuses et la tempête n’effraient plus le batelier de Tibériade ; il sait qu’il porte à son bord le maître des flots, celui dont l’abîme est comme le vêtement [9]Psalm. CIII, 6.. Pénétré de la force d’en haut [10]Luc. XXIV, 49., il a jeté sur l’Océan immense le filet de la prédication apostolique, vaste comme le monde, et qui seul doit amener les fils du grand poisson [11]Titul. S. Abercii., de l’ICHTHUS céleste [12]Inscript. Augustod., à la rive éternelle. Il est grand ce rôle de Pierre qui, encore bien qu’il ait des compagnons dans sa divine entreprise, les domine tous cependant comme leur chef incontesté, comme le maître de la barque où Jésus commande en sa personne et dirige les opérations du salut universel. L’Évangile d’aujourd’hui prépare donc ou résume très opportunément les enseignements de la fête du Prince des Apôtres, toujours voisine du quatrième Dimanche après la Pentecôte. Mais cette proximité même nous permet de laisser à ce grand jour la considération plus détaillée des gloires inhérentes au vicaire du Christ, et d’insister en ce moment sur les autres mystères contenus dans le récit qui nous est proposé par la sainte Église.

Les Évangélistes nous ont conservé le souvenir de deux pêches miraculeuses faites par les Apôtres en présence de leur Maître : l’une décrite par saint Luc, et qui vient de nous être rappelée ; l’autre dont le disciple bien-aimé nous invitait à scruter, au Mercredi de Pâques, le profond symbolisme. Dans la première, qui se rapporte au temps de la vie mortelle du Sauveur, le filet, jeté au hasard, se rompt sous la multitude des poissons captifs, sans que leur nombre ou leurs qualités soient marqués autrement par l’Évangéliste ; dans la seconde, le Seigneur ressuscité indique aux disciples la droite de la barque, et, sans rompre le filet, cent cinquante-trois gros poissons abordent au rivage où Jésus les attend pour les joindre au pain et au poisson mystérieux d’un festin préparé par lui-même. Or, expliquent d’une commune voix tous les Pères, ces deux pêches figurent l’Église : l’Église dans le temps d’abord, et plus tard dans l’éternité. Maintenant l’Église est multitude, elle englobe sans compter bons et mauvais ; après la résurrection, les bons seuls formeront l’Église, et leur nombre sera précisé, fixé pour jamais. « Le royaume des cieux, nous dit le Sauveur, est semblable à un filet jeté dans la mer et rassemblant des poissons de toutes sortes ; lorsqu’il est plein, on le retire pour choisir les bons et rejeter les mauvais » [13]Matth. XIII, 47-48..

Les pêcheurs d’hommes ont lancé leurs filets, dit saint Augustin ; ils ont pris cette multitude de chrétiens que nous contemplons dans l’admiration ; ils en ont rempli les deux barques, figures des deux peuples Juif et Gentil. Mais qu’avons-nous entendu ? La multitude surcharge les barques, et les met en danger de naufrage : ainsi voyons-nous aujourd’hui que la foule hâtive et confuse des baptisés alourdit l’Église. Beaucoup de chrétiens vivent mal, et ils troublent, ils retardent les bons. Mais pire encore font ceux qui rompent le filet par leurs schismes ou leurs hérésies : poissons impatients du joug de l’unité qui ne veulent point venir au festin du Christ, ils se complaisent en eux-mêmes ; prétextant qu’ils ne peuvent vivre avec les méchants, ils brisent les mailles qui les retenaient dans le sillage apostolique et périssent loin du bord. En combien de lieux n’ont-ils pas brisé de la sorte l’immense filet du salut ? Les Donatistes en Afrique, les Ariens en Égypte, en Phrygie Montan, Manès en Perse, et depuis combien d’autres ont excellé dans l’œuvre de rupture ! N’imitons point leur démence orgueilleuse. Si la grâce nous fait bons, prenons en patience la compagnie des mauvais dans les eaux de ce siècle. Que leur vue ne nous pousse ni à vivre comme eux, ni à sortir de l’Église : la rive est proche où ceux de la droite, où les bons seuls seront admis, et d’où les méchants seront rejetés à l’abîme [14]Aug. Serm. 248-252, passim..

Offertoire (Ps. 12, 4-5) :
Éclairez mes yeux, en sorte que jamais je ne m’endorme dans la mort, et que mon ennemi ne dise pas : J’ai prévalu contre lui.

Dans l’Offertoire, l’armée des chrétiens demande cette lumière de la foi qui seule peut lui assurer la victoire, en lui découvrant l’ennemi et ses multiples embûches. Pour le fidèle la nuit n’a point d’ombre, et la clarté du céleste flambeau chasse de ses yeux le sommeil funeste qui bientôt amènerait la défaite et la mort.

Secrète :
Nous vous en supplions, Seigneur, laissez-vous fléchir en recevant nos oblations, et, dans votre bienveillance, poussez nos volontés, même rebelles, à recourir à vous.

Préface de la Sainte Trinité

Les dons offerts sur l’autel pour la transformation toute-puissante du Sacrifice sont la figure des fidèles eux-mêmes. C’est pourquoi l’Église, dans la Secrète, prie le Seigneur d’attirer et de changer en même temps que ces dons nos volontés indociles. Rappelons-nous que de tous les poissons rassemblés dans le filet mystique, ceux-là seuls, nous disent les Pères, seront les élus de la rive éternelle, « qui vivent de façon à mériter d’être présentés par les pêcheurs de l’Église au festin du Christ » [15]Bruno Ast. Expos, in Gen. c. I..

Le Dieu qui fit triompher la faiblesse de David du géant philistin se donne à nous dans les sacrés Mystères. Chantons, avec le Psaume d’où l’Antienne de la Communion est tirée, sa force miséricordieuse qui se fait nôtre au Sacrement.

Communion (Ps 17, 3) :
Le Seigneur est mon ferme appui, mon refuge et mon libérateur ; mon Dieu est celui qui m’aide.

Saint Augustin [16]Contra Faust. L. XII, 20. donne le nom de Sacrement de l’espérance au mystère divin dans lequel l’Église proclame et restaure chaque jour ici-bas son unité sociale. L’union réelle, quoique voilée encore, du Chef et des membres au banquet de la Sagesse éternelle dépasse en effet de beaucoup, comme gage des gloires futures de l’humanité régénérée, cette attente douloureuse des éléments dont nous parlait l’Apôtre en l’Épître du jour. Demandons, dans la Postcommunion, que nos souillures soient effacées et n’empêchent point la plénitude de l’effet de ce Sacrement, dont la vertu peut nous conduire jusqu’à la perfection consommée du salut.

Postcommunion :
Faites, nous vous en supplions, Seigneur, que les mystères par nous reçus, nous purifient, et qu’en leur vertu bienfaisante, ils nous soient une protection. »

References   [ + ]

1. I Reg. XVII, 25-27.
2. Psalm. XXVI.
3. Heb. VI, 19.
4. Virg. En. I, 462.
5. Sap. I, 7.
6. Rom. VIII, 16.
7. In ep. ad Rom. Hom. XIV, 5.
8. Apoc. XVII, 15.
9. Psalm. CIII, 6.
10. Luc. XXIV, 49.
11. Titul. S. Abercii.
12. Inscript. Augustod.
13. Matth. XIII, 47-48.
14. Aug. Serm. 248-252, passim.
15. Bruno Ast. Expos, in Gen. c. I.
16. Contra Faust. L. XII, 20.

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